Patrimoine et Histoire de Champfromier, par Ghislain LANCEL

Vitraux de la chapelle de Châtillon (1889)

 

La chapelle de Châtillon, chapelle du couvent qui servit d'église durant les 4 années qui suivirent le grand incendie de Châtillon en 1870, n'a plus, depuis déjà quelques années, aucune fonction religieuse. Fini l'encens : cette chapelle est devenue un local de dépôt de produits d'entretien, éclairé par de modernes néons, et un étage a été créé et aménagé en dortoir. Cependant une cloison préserve les deux vitraux, que l'on peut aussi deviner de l'extérieur, et qui sont de tailles inégales.

Vitrail de la chapelle de Châtillon Vitrail de la chapelle de Châtillon Vitrail de la chapelle de Châtillon Vitrail de la chapelle de Châtillon
Petit vitrail et grand vitrail central

En bas à droite et à gauche des deux vitraux, le verrier a laissé ses logos : le lieu de l'atelier (Tours) et l'année (1889). Bien que dégradé le logo permet d'identifier formellement le verrier. Il s'agit de Lucien-Léopold Lobin, verrier de Tours, rue des Ursulines. Lobin équipa en majorité des monuments religieux, dont 38 des vitraux de l'église Sainte-Marie-Madeleine de Montargis. Voir Lucien-Léopold Lobin, verrier de Tours, par Wikipédia.

          
Les marques et logos du verrier, le dernier pour référence

 

Datant de 1889, ces vitraux sont relativement récents. Peut-être un paroissien, venu prier dans la chapelle après l'incendie de 1870, avait-il voulu enjoliver cette chapelle ?

 

Publication : Ghislain Lancel. Photographies : Ghislain Lancel (19 août 2024)

Première publication le 03/09/2025. Dernière mise à jour de cette page, idem.

 

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