Logo PHC
Patrimoine et Histoire de Champfromier
Par Ghislain Lancel

Chézery (village), accueil

 

Chézery est une commune du département de l'Ain, ayant connu la célébrité par son abbaye cistercienne.

 

Chézery passe de la Savoie à la France en 1535

Par lettres datées de Crémieux, données par François Ier au mois de mars 1535, Chézery (du moins Ballon qui se trouvait en Bugey) passe en France et ressort dès lors du Parlement de Dijon pour la justice, de sa Chambre des Comptes pour les finances [AD21, B 7019 (préliminaire)].

Traité de Cateau-Cambraisis en 1559

Le retour à la Savoie relève du Traité de Cateau-Cambraisis (1559). Le parlement de Savoie devient le sénat de Savoie.

Chézery partagé entre part de Savoie et part de France (1601)

Vaste paroisse savoyarde de longue date, son territoire est découpé par le Traité de Lyon (1601) et réparti entre France et Savoie.

Chézery fait partie du bailliage du Bugey en 1677 [AD73, SA 3437, PJ de l'art. 20 des dépenses], et encore en novembre 1789, juste avant la création des communes [AD01, 6L75].

Chézery réunifiée et française (1760)

Chézery devient totalement française par le Traité de Turin (1760). Dès lors elle rattachée au bailliage de Belley [AD21, B12135, f° 223 (en 1764)] (mais on la voit aussi à celui Gex, avec deux mentions en 1772...), Parlement de Bourgogne (Dijon).

Création de la commune de Chézery, mais territoire partagé entre deux cantons, ceux de Collonges du district de Gex, et de Châtillon du district de Nantua (1790)

Les communes résultent de la loi du 4 décembre 1789. C'est, pense-t-on, dès le 15 janvier 1790, date générale réelle de la création des communes, cantons, districts et départements par la Constituante, que la commune de Chézery fut créée. Le département de l'Ain est divisé en 9 districts le 25 janvier 1790. Chézery, rive gauche de la Valserine, est rattaché au canton de Collonges (ainsi que Léaz, Lancrans, Farges et Collonges), ce canton étant l'un des quatre du district de Gex (de 1790 à 1795), département de l'Ain. Quant à Chézery, rive droite (Forens, Noirecombe), il fait partie du canton de Châtillon, district de Nantua.

Ce rattachement à Gex devait rappeler des mauvais souvenirs, ceux du temps des guerres du XVIe siècle. Mais il y a surtout qu'aucune route ne relie directement Chézery aux villages situés au versant est du Jura. Aussi, dès le 9 mai 1790, lors d'une assemblée extraordinaire, convoquée par le Conseil Général de la Commune, les habitants de la Vallée de Chézery demandent à être séparés du district de Gex et réunis à celui de Nantua. Davantage, ils souhaitent devenir chef-lieu de canton [AD01, 2L14, f° 47]. Mais ce sera sans effet.

En 1790 et 1791 les biens de l'ancienne abbaye de Chézery sont vendus par districts, ceux de Gex et de Nantua.

En octobre 1792 (ou un peu plus tard), on relève que "La municipalité de Chezery, Rivière et Forens comprend 1784 individus" [6L3, f° 161v].

A noter que le district de Gex fut durant une courte période supprimé et rattaché à Nantua par Gouly, mais rétabli par Albitte le 21 février 1794 [Croyet, Albitte, p. 176].

Chézery unifiée mais territoire partagé entre les départements du Léman et de l'Ain (1798)

Le district de Gex (dont Chézery) est distrait du département de l'Ain, le 17 août 1798, pour participer à la formation du nouveau département du Léman, officialisé le 8 fructidor an VI (25 août 1798), avec Genève pour chef-lieu. La partie rive droite y serait rattachée puisqu'elle en sortira en 1801, mais c'est confus, même pour le notaire.

Après la sépartion d'avec Forens, Chézery, ce qu'il en reste, demeure une commune du canton de Collonge, département du Léman. Les communes voisines (suivant les plans de 1847) sont Lélex au Nord, Thoiry, St-Jean (de Gonville), Péron et Farges à l'est, Lancrans au sud et Montanges, Champfromier et Forens à L'ouest.

Louis Gauthier, dans son ouvrage Voyage au Pays de Gex, Guide de l'étranger (édition de 1900, page 17), notait à la page de Chézery "une belle construction, la mairie, où les Chézerands gardent avec un soin jaloux un vieux drapeau de 1793 [sic], sur les plis duquel on lit, d'un côté : District de Genève (France) / Garde nationale de Chézery, et de l'autre : La Constitution redouble nos efforts, sous la garde du chien nous paissons en repos".

Nouvelle commune de Forens (1801)

Notons que dès le 21 floréal an VII (10 mai 1799), des prises d'informations commencent, venant du Corps législatif et hypothéquant que la Valserine pourrait diviser en deux la commune de Chézery, avec une commune dans le Léman et l'autre dans l'Ain. Mais l’administration municipale du canton de Collonges n'y est pas favorable. Le 29 messidor an VII (17 juillet 1799), elle exprime qu'il n'y aurait aucun intérêt à ce que la partie du territoire composée des habitations de Forens, Noire Combe, Très les Etraits et Les Closettes appartienne au canton de Chatillon de Michaille, département de l’Ain, dans la mesure où il "faudrait au moins 6 jours pour aller et revenir de ce chef-lieu, tandis que d’un seul jour, en conduisant leurs denrées à Genève, ils (les habitants) y feraient leurs affaires". On argumente aussi que "ces hameaux n’ont ni maison commune ni emplacement propice à un cimetière". Notons en passant que cette rive droite semble dépendre du Léman ! Même le notaire, Me Blanc, semble perdu. Le 16 messidor an VIII (5 juillet 1800), ayant 23 ans de métier, il déclare refuser d’aller recevoir des actes au couchant de la Valserine (rive droite), par crainte de nullité d’acte... Et de laisser entendre que certains habitants ne peuvent plus y dicter leur testament sur leur lit de mort, et ne peuvent plus régler leurs affaires particulières. En conclusion il demande au préfet s'il doit n’acter que sur la partie qui est sur le Département du Léman ou dans toute la commune... On n'a pas la réponse. Il joint à sa demande un plan, très schématique, des communes de Chézery et de Lélex partagées par la valserine, et de la seule représentation connue positionnant les Maison Commune et Temple (l'église) de Chézery, [CH AEG, ADL N 90.7 (Plusieurs papiers de la chemise Chézery)].

Chézery

Par décision du Corps Législatif du 13 Pluviôse an IX (2 février 1801), Bonaparte, Premier Consul, promulgue un décret qui stipule à l’article premier : « Les hameaux de Forens et de Noirecombe (y compris la partie la plus septentrionale, avec les trois granges de la Puya) cesseront de faire partie de la municipalité de Chézery, département du Léman ; ils formeront, sous le nom de Forens, une municipalité particulière, qui fera partie du département de l’Ain » [voir 8L58 -- Laubépin, p.  24]. Chézery est désormais dans le canton de Nantua [CH AEG, ADL N 90.7 (Presbytère, papier chronologique 8)].

Forens est alors délimité par la commune de Bellecombe au nord, celles de Lélex et de Chézery à l'est, Champfromier et les Bouchoux au sud et à l'ouest. Notons que, rapidement, Forens avait implicitement été reconnu comme dissocié de Chézery. Ainsi, fin mars 1794, une délibération de Champfromier associe ce village avec Forens pour une réquisition de fourrage. On sait d'ailleurs que Forens avait initialement souhaité être englobé dans la commune de Champfromier.

Chézery repasse au Département de l'Ain (1815)

Après les Cent-Jours (du 1er mars au 7 juillet 1815) le Pays de Gex retourna à l'Ain (sauf 6 communes...).

En 1885, le conseil municipal de Chézery s’oppose à une demande des habitants de la Serpentouse qui réclamaient leur rattachement à Confort [Laubépin, p. 24].

Chézery et Forens regroupés en la commune de Chézery-Forens (1962)

Ce n'est que par décret en 1962 que Forens fusionnera avec la commune de Chézery pour former l'actuelle nouvelle commune de Chézery-Forens, alors canton de Collonges, département de l'Ain [Laubépin, p. 24 (qui précise la date au 25 août 1962)].

Depuis le nouveau découpage (2015), la commune de Chézery-Forens fait partie du canton de Thoiry (arrondissement de Gex), recréé par le décret du 13 février 2014 et entré en vigueur lors des élections départementales de 2015.

En janvier 2018, des noms sont donnés aux rues (ainsi la place de l'église est devenue la Place St-Roland), les propriétaires d'habitations reçoivent un numéro de maison.

Concernant la paroisse, Chézery se trouvait dans le diocèse de Genève, décanat d'Aubonne en 1275 et vers 1344 (de même qu'Echallon, St-Germain de Joux, Montanges, Champfromier, Péron, Ferney-Voltaire, etc.) [Clouzot, compte des décimes, p. 308 et 333]. A noter que le Décanat d’Aubonne (ou d’Outre-Rhône) dépendait de l’évêché de Genève et en constituait une subdivision. Aubonne était située à la limite orientale du Décanat du même nom, puisque la rivière éponyme constituait la frontière en quelque sorte entre l’évêché de Genève et celui de Lausanne. Le siège du Décanat d’Aubonne a été transféré à Gex dès 1444, en précisant que le Doyen (responsable du Décanat) résidait ordinairement à Genève, se contentant de jouir des bénéfices provenant des différentes paroisses dépendant dudit Décanat. Le culte catholique fut aboli et la Réforme proclamée dans toutes les contrées conquises par les troupes bernoises en 1536, parmi lesquelles figurait le Pays de Vaud, mais aussi le Pays de Gex et la Haute Savoie jusqu'à leur retour au Duché de Savoie en 1564 [Pascal Lincio, archiviste d'Aubonne, site Albona].

Chézery, et le Val de Chézery, au long de la Valserine aurait pour étymologie le latin scissura, déchirure dans une montagne [Laubépin]. On relève les graphies anciennes de Cheysiriaco ou variantes de déclinaison latine, très fréquentes, aussi de Chisiriacum en 1411.

 

Chézery village (hors l'abbaye)

 

Généalogie Chézery

Relevés d'actes anciens (BMS)

 

Activités d'autrefois

Les labours

 

Contrebandiers

Meurtre à Chézery de 2 contrebandiers (de Belleydoux), en 1830

Un Gros-Burdet (du Vernay, hameau de Chézery) contrebandier pris au Gralet (Chézery), en 1840

 

Ecoles

Liste des instituteurs et institutrices laïcs, et des religieuses

Ecole des filles [En préparation]

Petits garçons en 1912 ; Grandes filles en 1912

Ecole des Closettes (commune de Forens)

Poste (projet)

Souhait d'un bureau de Poste (1883)

Les anciens moulins

Moulin Verchère

Moulin Mermillon (et cavalcade de 1927)

Moulin de la Léchère (Grand-Essert)

Moulin de Champ-Peroux [En préparation]

Moulin Coquet [En préparation]

Autres moulins : voir à Abbaye.

 

Les trois anciennes verreries

Verrerie du Manant (XVIIIsiècle)

Verrerie du Nant Sec (XVIIIsiècle) et papiers de procédures (1770/1776).

Verrerie du Crêt (XVIIIsiècle)

 

Métiers ou fonctions (autres que meunier et verrier)

Horloger (XVIIe-XVIIIe)

Liste de regrattiers (revendeur de sel) de Chézery (depuis 1727)

Le Splendid-Jazz, vers 1930

 

Personnalités

Blanc Arthur

 

Spéléologie (territoire de Chézery)

La grotte de Sous-Balme

 

Géologie

Le rhinocéros à Chézery

 

Révolution, peu après

Cahiers de doléances, 1789

Délibérations du Département de l'Ain, concernant Chézery dans les années 1790-1797

Comité de Surveillance de Chézery (1793/94)

 

Guerre de 1815

Les Autrichiens ; réquisitions en 1814

Recit de l'arrivée des Autrichiens (4 juillet 1815) ; le boulet autrichien

Guerre de 1939-45

Emile Barras (Chézery) passeur de juifs à Viry, en 1942/44

Sabotage d'un pylône (1943)

Perrachu (le blagueur et les câbles)

Eglise paroissiale et religion

Eglises paroissiales [En préparation]

Toiture de l'église [En préparation]

La cloche sauvegardée, et celles fondues, en 1792

Une nouvelle cloche en 1837

Inventaires de l'église, de 1850 à 1906

Liste des prêtres de la cure [En préparation]

Coutumier de la paroisse [En préparation]

Confréries religieuses de Chézery [En préparation]

François Colliex, prêtre réfractaire arrêté à Chézery en 1796

L'abbé Antonin Richard (1927-1959) [En préparation]

Mission de 1934 (les filles) ; Mission de 1934 (les garçons)

Mission 1949 [En préparation]

 

Visites pastorales de l'église paroissiale (voir aussi les visites régulières de l'église abbatiale)

1411 (25 mai) [Voir aux visites de l'abbaye].

1443 (30 juillet). Visite pastorale [Mention dans les Mémoires... Académie Salésienne, t. VI, p. 310 (et précédentes), et transcription P. Cattin] ; "Les cisterciens de Chézery devaient à un privilège récent le gouvernement de la paroisse du lieu. Répondant à leur voeu, Clément VII avait incorporé la paroisse au monastère, avec le droit pour l'abbé de désigner un de ses moines pour le ministère paroissial [Binz, Vie religieuse..., p. 412 et note 3, qui mentionne le folio 159v]. Voir aussi à Abbaye.

1481 (23 mai) [En préparation]

1581. Visite pastorale (et de l'abbaye)

1605 (voir à la suite de la visite de l'abbaye).

1666 (24 et 25 juillet). Visite de Chézery et permissions accordées à Lélex [En préparation]

1686 (19 juillet). Visite pastorale par Mgr d'Aranthon d'Alex, Evêque de Genève

1699 (2 septembre). Visite pastorale par Mgr Rossillon de Bernex, Evêque de Genève [En préparation]

1872 (30 mai). Visite pastorale par Mgr l’évêque de Belley, François-Marie-Benjamin Richard

1786 (19 juillet). Visite de Mgr Jean d’Arenthon d’Alex à Chézery, dont le procès-verbal est consigné page 5 du registre de paroisse (non consulté) [Arch. Dioc. (Bourg) , 471/20] [En préparation].

 

Autres thèmes

Chronologie [En préparation]

Chézery, et les anciennes graphies [En préparation]

Liste des syndics [En préparation]

Liste des maires [En préparation]

Liste des microtoponymes (Lieux-dits)

L'effondrement de Lachat vers La Rivière (vers 1400)

Huguenote en fuite en 1589

La sorcière de Chézery, brûlée vive à Dole en 1600 (7 septembre) [Provisoirement non communiquée]

Les religieuses de Sainte-Ursule propriétaires d'une grange au Tilleret, au XVIIe siècle.

Un acte de vente, en 1699

L'avalanche de Noirecombe, en 1717

Mappe sarde de Chézery, vers 1730 [En préparation]

Le serment de fidélité au Duc de savoie, en 1730 [En préparation]

Exacteurs de taille

Effondrement de la tour des cabarets lors de la crue de la Valserine de Noël 1752

Consternation à propos de l'exportation du charbon de bois en 1790

Forens, une commune de 1801 à 1962

Boëtes festives (1882)

La petite histoire de l'usine de Sous-Roche

L'abbé Richard (1927-1959), et aussi l'abbé sauveteur de 5 personnes en 1911

Photo d'un groupe à vélo, vers 1925

La Marie du Jura (Grotte)

Elections municipales

2020

Bibliographies (village et abbaye)

Bibliographie Chézery (Généralités et abbaye)

 

 

Première publication le 2015. Dernière mise à jour de cette page, idem.