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Patrimoine et Histoire de Champfromier
Par Ghislain Lancel

Guerres, accueil

 

La guerre de Dix-ans (1634-1646)

La guerre de "10 ans" (1634-1646)

Capture de 4 chevaux du Roi par des hommes de Monnetier, à L'Auger le 18 juin 1637 [Inédit].

Guerre en Piémont contre la Savoie (vers 1692) [Prochainement]

Bataille d'Höchstädt (1704)

Il semble bien que Joseph Tissot [CI-8970] soit mort à Höchstädt, Bavière, lors de la dramatique défaite du 13 août 1704, et même que les fermiers du seigneur aient assigné ses frères pour sa succession ! [3E14280, (f° 32 du 16 avril 1708)].

Troupe de François-Prosper Douglas, au Canada (vers 1755)

François-Prosper Douglas est né le 21 février 1725 à Montréal (Ain), fils de Charles Douglas, comte de Douglas, syndic de la noblesse de Bugey et officier, et de Marie-Anne de Lilia, décédé à Nantua, France, le 26 avril 1781. En 1746, il devint capitaine d’une compagnie dans le 2e bataillon de son régiment ; c’est à ce poste qu’il arrive au Canada, en 1755, avec les troupes françaises aux ordres de Dieskau (pour combattre les Anglais).

La revue Visage de l'Ain (n° 15 de 1951, page 35) relate des notes où il "donne des nouvelles des gars du pays qu'il avait sans doute enrôlé dans son régiment avant son départ". Il cite trois morts, dont l'un natif de Champfromier, mais dont il a oublié le nom : "La jeunesse de Champfromier, celui qui tua, il y a deux ou trois ans, un homme dans cet endroit et auquel on a fait un procès, est mort le 11 septembre 1755, je ne me rappelle plus son nom de maison".

Les guerres révolutionnaires et de Napoléon (1794-1814)

Dix-huit soldats orginaires de Champfromier sont bien morts dans les vingt années qui suivirent la Révolution, mais les transcriptions de décès n'en trouve toutefois aucun qui soit mort en Russie. Tous sont néanmoins Morts pour la France, sans gloire, ignorés du Monument commémoratifs des deux guerres mondiales et des suivantes. Voir Morts des guerres révolutionnaires et sous Napoléon.

1793

En mai 1793, Champfromier doit fournir 9 volontaires. En septembre, on n'en a trouvé que trois (aucun d'Evuaz) [M.-C. Vandembeusche, p. 78].

An IV (1795/96)

En l'an IV, l'agent municipal Bret se plaint de ce qu'aucun de 24 jeunes gens désignés pour le service à Champfromier n'a voulu partir (...) [M.-C. Vandembeusche, p. 78 (voir détails, faussement partis peigner le chanvre, mauvaises vaches, foin non distribué, etc.)].

1803

33 hommes sont à l'armée [VDB, p. 79].

1807

Les champfromérands ne semblent guère fanatiques de Napoléon sous l'Empire. Un seul enfant se voit attribué un prénom contenant Napoléon, et même pas en première position (Pierre-Napoléon Berrod, de la Combe d'Evuaz).

1808

45 hommes sont à l'armée, d'après le préfet Bossi [VDB, p. 79].

1809

Deux seuls enfanst se voient attribué un prénom contenant Napoléon, et même pas en première position (Pierre-Napoléon Mermet, de la Combe d'Evuaz, et Hyppolite Napoléon Genolin, de Monnetier).

1810

Un seul enfant se voit attribué un prénom contenant Napoléon, et même pas en première position (Claude-Emmanuel-Napoléon Guichon , de la Combe d'Evuaz). Il faudra ensuite attendre 1858 (Bonaparte, IIe Empire) pour retrouver ce prénom (et deux autres fois dans les années suivantes) à Champfromier.

1811

En cette année où l'impératrice donne un fils à Napoléon Ier, seules deux filles de Champfromier sont baptisées Marie-Louise (Ducret et Collet), mais ce n'est pas significatif car Louise, prénom associé à divers autres, est un choix traditionnel de longue date pour les filles en cette paroisse (et Marie-Louise Ducret est née avant le 20 mars, jour de la naissance de l'Aiglon.

 

1812 (Russie)

A la fin de l'année 1812, Nicolas Ducret, maire de Champfromier, rédige ses notes sur le registre des naissances. Il exprime sa rancœur contre Napoléon et sa défaite en Russie, qui coûta, selon lui, 20 soldats à Champfromier, outre les 3000 livres prévues pour racheter la cure : "Il en périt peut-être plus de 20 soldats qui étaient de Champfromier. Aucun n'est revenu" [Mairie, Registre des naissances, année 1812, pp. 11v-12].

1813

L'année 1813 ne semble pas, à Champfromier, signaler de pertes de soldats et les registres ne portent pas de ponctions financières pour les armées. Néanmoins le maire se déchaîne à nouveau contre Napoléon : "Ce fut en cette année que Napoléon Bonaparte, Empereur des Français, fit de fortes levées d'hommes et d'argent pour réorganiser une Seconde armée, en place de celle qu'il avait conduite l'année précédente en Russie.L'Autriche, le Suède, la Prusse, la Bavière et presque toute l'Allemagne, à l'exception de la Saxe, l'abandonnèrent et se joignirent aux russes pour agir contre Bonaparte, qui perdit la fameuse et malheureuse bataille de Leipsik [Leipzig], où il périt tant de français qui étaient toujours vaillants. Mais ils étaient conduits par un chef ambitieux que la providence voulait humilier ; il perdit plusieurs batailles successives, les Russes, les Polonais, les Allemands entrèrent en France à la fin de l'année." [Registre des naissances, fin de l'année 1813].

Cette année là, les mariages se multiplient dans toute la France (pour éviter d'être incorporé). On compte 26 mariages à Champfromier !

Les Autrichiens (1814)

Nicolas Ducret, maire de Champfromier, ne faillit pas à ses habitudes, il résume suivant son point de vue royaliste, l'année 1814, en France et à Champfromier : "Ce fut au commencement de 1814 que les Russes, les Autrichiens, (et) les Prussiens envahirent la France. Bonaparte les avait tous vaincus, et ils furent aidés à l'invasion de la France par peut-être plus de la moitié de la France qui détestait le règne sanguinaire, despotique et tyrannique de Bonaparte. Sans cela, les alliés n'auraient pas pu entrer en France, si elle avait été toute unie. Mais on avait envie de rentrer sous la domination des Bourbons, nos souverains légitimes qui vinrent à la suite des alliés. Louis XVIII fit la paix avec eux et ils s'en retournèrent sans faire payer de rançons. On fut obligé de les nourrir, les réquisitions fournies par Champfromier, en pain, en viande ou vaches, en avoine, en foin, en orge, en froment et en argent s'élevèrent (à) près de 3000 francs. Le soir (de la fête) des Rois, 6 janvier, il arriva 28 autrichiens à Châtillon, n'ayant pas pu passer au Fort de l'Ecluse qui capitula 13 jours après. Ils passèrent à Seyssel, remontèrent à Châtillon et allèrent jusqu'à Nantua, d'où ils rebroussèrent. Il n'y avait point de troupe, Bonaparte avait déjà trop à faire ailleurs, comptant sous la neutralité de la Suisse, (il) n'avait point mis de troupes sur cette frontière où ils arrivèrent après avoir traversé la Suisse. Les Genevois, qui n'aimaient pas Bonaparte, les reçurent à bras ouverts. Dès le 12 ou 15 janvier 1814, ils entrèrent en force, étant descendus par la Savoie. Ils entrèrent aussi par la Comté, par la Faucille, par Morez et Pontarlier, et ailleurs ; on croyait que tout était perdu, surtout les anciens militaires qui savaient comme (comment) ils avaient agis en pays étrangers et conquis. Chacun cachait tout ce qu'il avait. Néanmoins, à l'exception de quelques endroits qui furent pillés et volés, sauf les réquisitions, pour le reste on s'en tira encore mieux qu'on se l'était attendu. D'ailleurs, à cette époque, la presque totalité des français détestait Bonaparte. Il n'avait pour lui que ceux qu'il avait pensionnés et mis en place avec de gros salaires. Comme il n'aimait que la guerre, qu'il tenait captif le St-Père qu'il avait fait enlevé de Rome, qu'il faisait partir pour l'armée tous les jeunes gens en état de porter les armes, et qui ne revenaient point, que la guerre continuelle qu'il se plaisait à faire pour satisfaire Sa Seule ambition paralysait le commerce, ruinait la France qui, au lieu du Bonheur qu'il lui promettait, voyait ses belles provinces envahies par des étrangers qu'il avait provoqué. On fut généralement bien aise de le voir relégué dans l'Ile d'Elbe, frontière d'Italie, où il emporta beaucoup d'argent et fut suivi par une petite partie de sa garde. Louis XVIII remonta sur le trône de ses ancêtres, au grand contentement de toute la France. L'Empereur de Russie, qui se montra si généreux pour la France, l'Empereur d'Autriche, le Roi de Prusse, entrèrent à Paris le 31 mars 1814, où ... s'établit un gouvernement provisoire en attendant l'arrivée de Louis XVIII. Les troupes françaises furent ... cantonnées sur la gauche de la Loire." [Registre des naissances, notes de fin de l'année 1814 (par Nicolas Ducret, maire de Champfromier)].

En août 1815, le registre des délibérations estimera le préjudice subit par Champfromier (causé par les troupes françaises et alliées) à un montant encore supérieur : 5084,21 francs [RD7, f° 69v]. Napoléon abdique quelques mois plus tard, le 6 avril (il trouvera refuge à l'île d'Elbe) tandis que Louis XVIII est proclamé roi des français. Le Conseil municipal de Champfromier ne cache pas sa satisfaction, et son adhésion "aux sages mesure prise pour faire sesser les malheurs qui depuis 24 ans desolent et consument notre belle patrie, déclare unanimement qui l'adhère aux mesure prise par le gouvernement provisoire, le salut de la France et le retablissement sur le trône de l'auguste famille des Bourbon..." Signé DUCRET, maire, TOURNIER, adjoint, et autres [RD7, f° 68]. Conséquence indirecte : durant ces années 1814/15, une défaillance du pouvoir et de mauvais sujets (de Giron) ont été la cause de dégâts dans la forêt, et, de 1812 à 1817, il n'a été fait "aucune délivrance de bois aux habitants, soit pour le chauffage soit pour réparations aux bâtiments " [Voir des compléments au RD 7, début de l'année 1814].

Concernant le village voisin de Montanges, le Baron A. de Raverat nous signale aussi la présence de ces Autrichiens, et la destruction de la Bâtie: "En 1815 [1814], une poignée de braves montagnards de la Haute-Michaille, embusqués dans ces ruines, tiraient des coups de fusils aux Autrichiens qui occupaient la grande route de Nantua ; mais quelques boulet vienrent les déloger et en même temps abattre les pans de murailles de la Bâtie, dont il ne reste plus que des débris." [Les Vallées du Bugey, tome 2, p. 19 (publié pa A. de Raverat, 1867)].

Voir aussi les débuts de la Zone franche.

La guerre de 1870

Auguste Nicollet [5851]. Décédé en 1910, vétéran de la guerre de 1870/71, il avait été fait prisonnier à Sedan et mis en captivité en Prusse [L'Avenir Régional, du 29/12/1910].

François-Marie Nicollet [5934]. Il est versé au mois d’octobre (1870) au 37e RI de marche, 2e Bat. 5e Cie, 16e corps d’armée de l’armée de la Loire ; Blessé le 1er décembre 1870 à la bataille de Loigny [Eure et Loir, au nord d’Orléans], d’une balle à travers le coude gauche. Réformé avec pension de retraite pour cause d’infirmité le 1er août 1871. Renvoyé dans ses foyers le 19 septembre 1871[Arch. privées Ch. T., n° 53-55].

Sylvain Tournier [5990], meurt à la guerre de 1870 (le 16 février 1871), mais de la rougeole selon la tradition orale.

La Guerre de 1914-1918

Voir le livre à paraître en 2014, La guerre des poilus de Champfromier (Tome 2 des Cahiers du Patrimoine de Champfromier)

 

Liste des Morts pour la France (y compris autres guerres)

Morts de 1914-18, compléments individuels (Courbe-Michollet, Tournier, etc.) [Prochainement]

Le banquet des démobilisés (sept. 1919)

Inauguration du Monument aux Morts (1922)

L'une des premières cérémonies au Monument

 

Voir aussi l'ouvrage Les Moissons de la Mémoire, Champfromier, pages 144-149.

La Guerre de 1939-1945

Chronologie des événements de 1944 [En préparation].

Photos de 1941 : Panorama de Champfromier (mars 1941) ; Le Pont du Dragon (avril 1941).

Du pain pour le maquis (février-avril 1944)

Pourquoi les Bornettes ne furent pas brûlées par les Allemands ? (Combe du Collet, avril 1944).

Louis Hottlet, résistant assassiné après le bataille de Trébillet du 8 avril 1944.

Pillage du matériel des Résistants, au Golet des Murs, le 9 avril 1944

Les granges brûlées [Prochainement]

Du 11 au 13 juillet 1944, par une rédaction d'enfant

Monument aux Morts et Liste des Morts pour la France (y compris autres guerres)

 

Voir l'ouvrage Les Moissons de la Mémoire, Champfromier (pp. 152-167), et La Combe d'Evuaz (pp. 121-126), et un témoignage d'Emile Barras (Chézery) passeur de juifs à Viry (74580).

Afrique du Nord (1957)

Monument aux Morts et Liste des Morts pour la France (y compris autres guerres)

Les conscrits

Tirage au sort et remplaçant, en 1726 [Prochainement]

Les conscrits de la classe 1900 (?), nés en 1880 (devant le futur Hôtel Tournier) ;

Les conscrits de la classe 1901, nés en 1881 ;

Les conscrits de la classe 1933 (nés en 1913)

Les conscrits de la classe 1938 (nés en 1918) [Prochainement]

 

Voir aussi Histoire

Première publication, 2010. Dernières mises à jour, voir à chaque dossier.