Patrimoine et Histoire de Champfromier, par Ghislain LANCEL

Chronologie de l'histoire de Champfromier

On trouvera ci-dessous les grandes dates de l'histoire de Champfromier, maintes fois publiées, et d'autres moins connues, avec le souci d'indiquer le justificatif (voir en bas la liste des abréviations), et de signaler parfois les remises en cause, ou les erreurs.

Les dates

IIIsiècle avant J.-C. : la terre où se trouve aujourd'hui la commune de Champfromier, la Valserine et le Jura sont aux Séquanes, l'est du Jura aux Helvêtes et le Bugey (au nord de la boucle du Rhône) aux Allobroges.

379. L'empereur Gratien subdivise la Province Viennoise et crée ainsi la Genevoise, englobant le territoire actuel de Champfromier (tandis que le territoire des Bouchoux se retrouve en Province Lyonnaise). Dès lors il pourrait avoir créé un camp romain au hameau de Communal (tandis que Champfromier et Evuaz seraient des renforcements burgondes du Vsiècle, et donc un peu postérieur). Les toponymes des lieux entourant Communal (Fin d'Amour, Fin du Mouillé, Grand Pré, Soutou et Sous le Clos) devraient justifier cette idée [Chanoine B. Secret, copie de lettre privée]. Ces hypothèses du siècle dernier n'ont pas été confirmées.

Vers 600. Nantua, l'abbaye est fondée.

790 (le 11 des calendes d'octobre, l'année 22e du règne de Charles)  : Prétendu diplôme de Charlemagne (768-814), accordant le Jura à St-Claude, qui mentionnerait de fait les limites nord de Champfromier "sicut aqua currit que vocatur Serona, usque ad Brunnum Betus...usque Salcimanam" [de la Valserine au Bief-Brun et à la Semine] ; mais le monogramme du parchemin manque et le sceau a disparu... [D. P. Benoit, Histoire de St-Claude, preuve B, qui site pour source en 1892 : Arch. Jura, layette 1, n° 54 de l'inventaire de 1745]. Cette lettre est reprise en 1612 pour la délimitation entre la France et la Bourgogne, et elle est dite reprise en 1175, 1184, 1238, 1311, 1360, 1415 et 1434. Mais les tenants de Nantua contestent les lieux de la première charte, et en particulier le fait qu'une petite rivière serait citée mais pas la montagne de Chalamon... [AD21, C3527, p. 231v°-232]. Ce diplôme est maintenant reconnu comme un faux du XIsiècle par les AD du Jura (et n'est plus communicable !)

815-833 [Sans date (anciennement donné pour 930)] : Mention "Ecclesia Sancti Martini Altissiodorensis" (Eglise St-Martin d'Auxerre) dans la donation de la dîme de Champfromier, par le Comte Albitius de Genève et sa femme Odda, à l'Abbaye de Nantua [Guichenon, Bresse et Bugey, Preuve p. 215 (1650). Repris par Guillermet, p. 12-13 – Dbb, p. 2-3 – Philipon avec erreur de page, etc.]. Un acte de jurisprudence de 1845 mentionne toutefois pour cette même donation (mais sans citer la source) Albitius en tant que comte de Genève, et venant après le chevalier Mundus et sa femme Cécile [BNF, 8-F-284]. La terre de Champfromier est considérée comme française depuis cette donation [Glm, p. 20]. Cet acte a longtemps été considéré comme apportant la preuve la plus ancienne de l'existence de Champfromier. Les études de l'abbé Paul-Dubreuil l'on reconnu comme un faux, fabriqué par les moines de Nantua pour justifier de leurs possessions, mais un autre acte mentionnant cette famille plaide en faveur d'un acte authentique.
     935 env. (Guichenon, Bresse et Bugey, preuves p. 205 [sic]) cité par Philipon, 1911. Voir en 930.
   1159 (Voir en 930). La famille d'Albitius s'éteindrait. Si elle a existé, les biens dont elle avait l'usufruit, dont Champfromier, passent enfin à Nantua, en plus de la dîme dont l'abbaye d'alors jouissait depuis 930 [Gnl, p. 17].

934 à 955 : Nantua est détruit par les Hongrois (et probablement aussi le monastère d'où Monnetier tirerait son nom) [Nantua, par P. Blanc, p. 10 (et p. 81)]. Cluny prend alors la place de cette abbaye, mais Nantua renait en prieuré en 1100. Une note manuscrite de l'exemplaire des Archives de Bourg de l'Histoire de Champfromier par Genolin [Bib 205], mentionne que d'autres auteurs optent pour une destruction par les Sarrasins (et non les hongrois), avec référence à Don Benoît, de St-Claude.

1100. Une bulle du pape Pascal II réduit les monastères dépendants de Cluny, dont Nantua, au rang de prieuré (Guichenon, 1650, t. 1, p. 79 des fondations d'abbayes et t. 2, Preuve p. 216).

[1140. Amédée Ier, comte de Genève, fonde l'abbaye de Chézery, en un endroit viable qui semble l'un des rares restant inoccupé sur son territoire, et peut-être en remerciement d'avoir eu la vie sauve... (O. Guichard, L'abbaye de Chézery, p. 29)].

1158. Une délimitation des terres est faite entre Uldrich (Pierre), prieur de Nantua, et Adon II, abbé de St-Oyen-de-Joux (Saint-Claude). St-Oyen accepte de repousser la ligne de partage jusqu'à l'Embouteilleux de Désertin, le four de la Semine et la doye de la Seminette (Bief Brun, se jetant dans la Semine) [Nantua, par P. Blanc, pp. 135-136, qui cite AD01, H51, repris par Brossard dans Annales SEA, 1889, pp. 189-190, et par Guigne, cartulaire lyonnais n° 38, p. 52 - Gnl, p. 20 - A. Vuillermoz - Vandembusche, Evuaz, p. 13/14]. Sept siècles plus tard, le four deviendra le "four de la Pelleta" de la délimitation de 1830.

[1209. Nantua ayant été pris et pillé par les puissants seigneurs de Thoire, une paix est signée (Gnl, p. 20)]

[1235 environ. Le prieur de Nantua est choisi dans la famille de Savoie, c'est St-Boniface, fils de Thomas de Savoie (Gnl, p. 21)]

1224. Un parchemin avec sceau citait une donation par une famille Chisina à l'église de Nantua, de droits sur la Roche de Montange et à Champfromier et Monnetier (Première mention connue de Monestier) [Nantua, par P. Blanc, p. 88, 168 et 246, qui cite AD01, H87].

1230 (lire 1240 ?). Destruction de Champfromier par le comte de Gex, suite à l'affaire des fourches patibulaires de Port : "Pendant ce temps, son allié [du sire (Villars de) Thoire], le comte de Gex, traversait le col de la Faucille et, suivant la vallée de la Valserine, il arrivait à Champfromier et à Montanges, qu'il mettait à feu et à sang, détruisant, rasant, arrachant métairies, moulins, moissons, arbres à fruits, si bien que le pays fut longtemps avant de s'en relever". Ce fait est confirmé par la sentence de 1248 [Glm, p. 30 et 32].

[1248 (le 22 octobre). Arbitrage par Philippe de Savoie, archevêque de Lyon, relativement aux ravages de 1230 (ou 1240?), avec mention "que le sire de Gex, coadjuteur du seigneur de Villars, a détruit [incendié et ravagé], de l'autorité de ce dernier, le village de Montange et Chanfournier au préjudice de la maison de Nantua, dommage estimé à 300 marcs d'argent" [P. Blanc, L'offensive savoyarde..., p. 67, qui cite Guichenon, manuscrits de la Faculté de médecine de Montpellier, vol. 23, n° 34]. Variante : "que le seigneur de Gex, son allié, et de son autorité, avoit saccagé & ruiné les Villages de Montange et de Chanfermier, dépendans de Nantua" [Guichenon, t. 2, p. 219 (Thoire) ; Lateyssonnière, t. I, p. 223 ; Dbb, p. 3, Glm, p. 30, 32-33)]. Voir les faits, donnés pour l'année 1230.

1275. Mention de Champfromier, et d'une chapelle (ou église, sans chapelles) en ce lieu, attestée par un manuscrit original : "Capellanus de Chamfornier" [Eienne Clouzot, Pouillés.., Décime de 1275, pp. LXXVI, 303, 309, qui donne pour source : Archives du Vatican, Introitus et existus, vol. 12, fol. 16-23].

1303. Un sentence arbitrale concernant le droit maintenu d'essarter aux habitants d'Echallon, cite marginalement Champfromier en bordure de cette forêt [BNF, Jurisprudence 8-F-284, page 263].

1307-1308 : Offensive savoyarde contre la terre de Nantua, et construction d'une bâtie par le comte de Savoie, au sommet du Crêt de Chalam, démolie dans l'année suivante par le sire de Villars et les abbés de St-Oyan et de Chézery [Amis de la Michaille, L'offensive..., p. 45-48]

[1309-1418 : Papauté d'Avignon (unique de de 1309 à 1378, rivale de Rome durant le schisme de 1378 à 1418). Elle permet, pour l'industrie du bois de la Michaille et de la basse vallée de la Valserine, d'asseoir ce ce nouveau débouché rhodanien (Guichard, p. 104 qui cite Babel, Histoire économique de Genève..., p. 355)].

1313. "Une provision soit institution faicte par la présentation du prieur de Nantua, de l’église et cure de Champfromier en parchemin, l’an 1313 … cotté 78" [Nantua, par P. Blanc, p. 163 et 258, qui cite AD01, H87].

1329. Délimitation dite des terres de Nantua et de Chézery (mais au verso un résumé mention "Limitation des terres de Chézery et de Montanges", ce qui est une exacte restriction pour cet acte qui ne concerne qu'une partie de la limite entre Chézery et la forêt abergée à ceux de Montanges sur Champfromier, cette dernière paroisse n'étant jamais citée), depuis le "molari dicto Chalamo" (le crêt de Chalam) jusqu'aux environ de "la Lanchi" (l'Auche), par Jean de Guigny, prieur de Nantua, et Nicolas, abbé de Chézery [AD01, H53 (acte de 1329, suivi de juillet 1340). Mentions par Guichenon, 1650, t. 1, p. 81 (n° 35), par Philipon (1911), par Guichard, 1999, L'abbaye de Chézery..., p. 218-221 (texte intégral en latin et français)]. Voir en 1439.

1335 (avant) Pillage et incendie de Champfromier et Montanges. L'abbé Nicolas, de l'abbaye cistercienne de Chézery, contestant une possession de certaines terres par le prieur de Nantua, "pour donner plus de poids à ses réclamations..., se mit à ravager, sans crier gare, Champfromier et Montanges. Ce fut une "pillerie" inouïe : toutes les maisons furent brûlées, et on emmena prisonniers ces pauvres Champfromérans et Montangers, qui ne s'attendaient guère à pareille mésaventure". Mais après une marche des hommes d'armes du prieur de Nantua sur Chézery, l'abbé de Chézery transige et en est quitte pour payer 40 livres au prieur de Nantua pour les dommages causés aux deux villages, une somme ridicule ! [Glm, p. 48-49 (qui ne précise pas l'année)]. Le traité fut signé à la Bâtie sur Cerdon le 19 novembre 1335 [Guichenon, 1650, t. 1, p. 81, n° 36, des fondations d'abbayes - Debombourg, qui donne par erreur l'année 1355 (page 4) et donne l'équivalent des 40 livres à 1150,76 francs, en 1855 - Guigne, Topographie... (1873), p. 74 qui donne aussi par erreur une autre année, 1357 - Genolin, p. 23].

1340. Mention des limites entre Chézery et Nantua [Nantua, par P. Blanc, p. 213, qui cite H50].

1342. "Item, la recognoissance des Randix de Champfromier en laquelle ilz confessent de tenir en touttes astrixions de servitude et mainmorte les biens qu’ilz possèdent rière Champfromier et l’église et prieuré de Nantua et estre tenuz pour lesdictz biens en touttes charges dhues par les hommes de Champfromier etc. escript en parchemin signé Teste l’an 1342 … cotté 168" [Nantua, par P. Blanc, p. 163 et 262, qui cite AD01, H87].

1344 env."Capellanus de Chanfromer" (Pouillé du diocèse de Genève) [Philipon, 1911].

[1347-1350 : La grande peste décime un tiers de la population, et reviendra encore souvent (Glm, p. 41 ; G, p. 107)]. Cette peste étant signalée dans le Pays de Gex et la Terre de Nantua, Champfromier fut certainement atteint par cette épidémie de peste. L'économie de tout le bassin lémanique en fut profondément affectée. La peste pourrait n'avoir commencé qu'en 1348 [O. Guichard, Chézery]

1350 : Existence d'une cloche de 8 quintaux, refondue en 1750 [Hist. de Champfromier, p. 24 et 104 ; Debombourg, Giron, p. 37].

XIVsiècle "Curatus de Chanfroynin" [Etienne Clouzot, Pouillés.., pp. LXXVI, 334, 337, qui donne pour source : Paris, Bibl. nationale, ms. latin 10031, fol.87-96]. Cette mention d'une curé (et non plus de chapelain comme dans les autres décimes) signalerait le passage d'une chapelle à une église, à une paroisse, ce que corroborerait une cloche datant de 1350 ! Mais les décimes n'utilisent toujours que l'un ou que l'autre des deux termes, la première peste avait ravagé la région en 1348 et dès avant 1300 cette région était déjà fortement christianisée... La paroisse pourraît donc avoir existé bien avant 1350, depuis au moins 1275...

1357 : Voir 1335.

1382. Terrier. "Item ung livre de recognoissance pour les villages de Montange, Fay, Belleydouz, Gyron, Chamfromier, Monestier, signé partout Cristins, couver de parchemin. Les recognoissantz et confessantz font telles ? confessions et recognoissent en la manière, forme et tenur chose semblable comme est contenu au rolleau si devant escript cocté V folio presenti XXXVIII comme aper partout le discours de ce présent livre contenant XVIII fulliet signé comme dessus, datté de l’an 1382, cotté Y" [Nantua, par P. Blanc, p. 207 et 267, qui cite AD01, H50].

1393. "Item sertain aultre crenet consernant la recognoissance de ceulx de Montange, Chamfromier, non signé, comme aussi y sont contenuz sertains contractz d’abergeage et ventes de mains mortes rière Montange, Eschallon, Monestier, Poysact, Brénod, Girond, non signé escript en 32 follietz de papier, 1393 … cotté 329 ; Item aultre crenet de quarante ung folliet auquel sont contenuz plussieurs ventes de mains mortes des villages de Monestier, Charix, Montange, Poysact, Lalleyria, Sainct German, Fay, Brénod, Chamfromier, Eschallon etc. le tout non signé … cotté 330" [Nantua, par P. Blanc, p. 182 et 270, qui cite AD01, H87].

1399 Ecclesia Campi fromerii (arch. de l’Ain, H 53) [Philipon, 1911]. Non retrouvé.

Vers 1401, du moins avant 1414 (on donne souvent 1402), le dernier des Thoire vend toutes ses terres (dont la terre de Nantua) à la Savoie (Amédée VIII de Savoye). L'administration civile de Champfromier, qui avait toujours été française puisque relevant aussi au civil du prieur de Nantua, en passant à la Savoie, rentre dans une structure solide et uniforme. Les affaires de haute cour seront dès lors traitées à Chambéry, au lieu de Dijon. Cette situation durera deux siècles, jusqu'en 1601.

1433 : Humbert de Mareste, prieur de Nantua, entreprend la délimitation générale de la terre de Nantua, d'avec Chézery et St-Claude (St-Oyend-de-Joux). Ces limites se confondent avec celle de Champfromier (non cité) qui transparaît à travers divers lieux-dits facilement reconnaissables [Voir le texte intégral publié en 1858 par Debombourg dans Histoire de l’Abbaye et de la ville de Nantua (p. 273 et autres) – Genolin, pp. 37-39, dont la source AD01, H 56 est fausse – Vandembusche, Evuaz, p. 14 pour l'actualisation des limites – Hannezo, p. 44].

1439. La Montagne de Challamoz est abergée aux Montangers par Humbert de Mareste, prieur de Nantua [Mss. 168]. Mention de l'abergeage par le prieur de Nantua, sous le servis de 3 livres de cire, dont une pour le chantre [Nantua, par P. Blanc, p. 216, qui cite H50]. Voir en 1329.

1443. Inventaire de l'Eglise de Champfromier, avec nombreux noms de lieux-dits et de personnes [Gnl, p. 29]. Voir les naissances reconstituées du fichier généalogique.

1445. Monestier, Champfromier et Communaz, font partie de la Terre de Nantua [Nantua, par P. Blanc, p. 65, qui cite Debombourg, p. 310].

1447 (23 septembre). Comme Montanges et St-Germain-de-Joux, Champfromier ayant refusé de payer ses charges (dîmes, justice et servis) une sentence est rendue par le Saint-Siège qui condamne ces communautés à payer 16 ducatons d'amende et de frais, sous peine d'excommunication, avec [ mentions)].

1447. Différent entre ceux de Montanges (concernant Chalam) [Nantua, par P. Blanc, p. 279 (1447, deuxième paragraphe)].

1452. "Campi Fromerii" (Champfromier), "Montangii" (Montanges), "Monetier" (Monnetier) et "Girone" (Giron) font partie de la Terre de Nantua, diocèse de Genève [H50 (copie intégrale dans Nantua, par P. Blanc, pp. 209-216, traduction des parties en latin pp. 150-153, et autre mention p. 65)].

1454. Transactions générales passées par le prieuré de Nantua pour toutes les paroisses sur ses terres. Voir en 1625.

1461. Mention d'un terrier de 215 feuillets, signé Bertrandi et Bosco, où ceux de Montange et Champfromier, sont responsables sans division les uns pour les autres, certains étant taillables d'autres libres de taille, mais tous de mainmorte et devant payer une taille modérée de 70 florins chque année [H50 (copie de 1604), cité dans Nantua par P. Blanc, p. 204]. Plus étonnement la date du 17 mars de 1461 est citée pour une référence de reconnaissance pour les hommes de Champfromier de monter la garde au Château de la Bastie à Montanges appartenant au prieur de Nantua, signée Bertrandi et Di Bosco [H 64, acte de 1620 - Mss Delaville 263]. Cet acte fut présenté par Montanges pour justifier que les lieux de Champfromier et de Montanges n'auraient composé qu'une communauté [AD21, C2925].

1464 (22 mai). Procédure contre trois individus qui ont forcé la porte d'entrée de l'église et fouillé un coffre [H58 -- Genolin, p.41-43].

1467 (?). Giron se sépare en Giron-Devant, qui dépendra de la paroisse de Champfromier (et Giron-Derrière, rattaché à Echallon) [Pré inv., p. 178 (acte non précisé) ]. Une chapelle sera construite à Giron-Devant en 1501 mais ce n'est vraiment qu'en octobre 1623 que Giron-Devant, tout en restant rattachée à Champfromier, obtiendra de fait son indépendance religieuse [Voir les détails dans Giron].

[1536 (8 novembre). Les Bernois pillent l'abbaye de Chézery].

[1559. Traité de Cateau-Cambrésis qui rend à la Savoie la Bresse et le Bugey].

1565 (24 et 27 septembre). Le prieur Dubreuil de Nantua aberge la montagne herme de Choufex aux habitants de Monestier [AD01, H 61 - Gnl, p. 47], et renouvelle son abergement de la montagne de Challamoz aux habitants de Montanges [Mss 168].

1573. La dîme de Champfromier au profit de Nantua est accensée au notaire Duport de Nantua, au prix de 126 florins [Arch. de l'Ain, H 62 (Gnl, p. 47)].

1588 (12 avril). Acte de répartition de dîmes à Champfromier, Communal et Monestier fait par noble Charles de Mallians en qualité de prieur commendataire des prieurés de Nantua [AD74, 1G115, f° 240v]

1590. Les Genevois, devenus protestants, pour contrer le duc de Savoie qui assiègeait leur ville, font appel à Henri de Bourbon, futur Henri IV, qui leur envoie Cossay de Lurbigny. Celui-ci occupe le Pays de Gex, prend le Fort de L'Ecluse, puis dévaste et reprend toute la Michaille (dont la population se regroupe et chante, sans l'effet escompté, un Crédo sur le plateau qui prendra ce nom...), pille aussi Ballon et Confort, puis Chézery, se dirige enfin vers Nantua en passant par Monnetier, où se place l'épisode de la Combe des Huguenots (voir détails), et ravage Nantua (Gnl, p. 47-49). Guillermet rajoute qu'après Chézery ils pénètrent sur la Terre de Nantua, pillent sur leur parcours Champfromier et Montanges, puis Nantua, mais se font tuer en grand nombre à leur retour par ceux de la Michaille [Glm, p. 62].

1601, Traité de Lyon. Henri IV réunit à la couronne, la Bresse, le Bugey, le Valromey et le Pays de Gex, mais offre le marquisat de Saluces et le Chemin des Espagnols. Champfromier, paroisse relevant de la Terre de Nantua, mais village du Bugey, voit donc son administration civile passer des Etats de Savoie à la France. Charles-Emmanuel de Savoie cède Montanges, Champfromier, Forens et Lélex au Royaume de France. Voir en 1401.

1607 (27 juin). Information "contre les habitants de Monestier, à cause des esserts et capture du bétail en la Vallée de Chauffay" [Inv. archives, n° 603].

1608 (1er octobre). Champfromier, contrairement aux autres paroisses, refuse du prieur de Nantua l'abolition de la mainmorte (qu'ils conserveront jusqu'en 1789). Ils refusent donc l'affranchissement des serfs et des corvées ; l'échute est maintenue (le seigneur hérite lorsqu'un homme meurt sans enfants). Un arrêt du Palais à Dijon (18 mars 1616), laissera effectivement les champfromérands main-mortables [Debombourg, Nantua, transcription intégrale pp. 354-374, mention de Champfromier p. 372 – Extraits ou résumés : Guillermet, p. 70-71 (bons commentaires) ; Guigne, Topographie... (1873), p. 74 ; Gnl, pp. 58-59]

1632 (3 février). Vente de la Chaudanne par Monnetier [Mss Delaville 170 (voir en 1619 et 1620)].

1634/46. Guerre de "10 ans". Picorées, Gris et Cuanais. Voir au chapitre des Guerres.

1636. Vente des parcelles des Nerbiers et des Ramas par les Montangers, suites aux dettes, guerres et épidémies [Mss 172].

(1639 : La peste atteint Nantua [Paléographie en ligne des AD01, E-Dépôt Nantua GG 2]).

1644. Chacune des paroisses de Montanges et Champfromier doit fournir alternativement tous les quatre jours, 11 quintaux de foin et 35 mesures d'avoine pour les chevaux des soldats de Turenne, encore sur place [Vandembeusche, page 27].

1645 (27 juillet). Délimitation ouest-est entre Marnod (St-Germain de Joux) et Mures (Giron-Devant, paroisse de Champfromier), par le Pas de St-Martin, en 1644 et 1647 [AD01 H65 (deux actes)– Dbb, p. 14].

1666. "Chanfournier" [Mémoire de Bouchu, AD Côte-d'Or, C 2891] et vérification des dettes de la communauté (cimetière, ponts, chemins, sources, communaux, procès, etc.) [AD21, C2862 (13 pages)].

1668. Champfromier ne compterait plus 80 habitants (lire feux ?) et la cure ne vaut plus que 200 livres. L'évêque de Genève est collateur, le prieur de Nantua le patron. Deux tiers de la dîme appartiennent à Nantua et un tiers au curé. Elle se percevait au dixième sur le froment et au quinzième sur les essarts [Dbb, p. 15, ne justifiant que par la mention "titre" !]

1669 (6 novembre). A cause des neiges, Giron-Derrière se sépare de la paroisse d'Echallon et se regroupe en une entitée religieuse autour de l'église de Giron-Devant, laquelle est rattachée à Champfromier [Hist. de Champfromier, p. 80-83].

1683 (après). Les biens et revenus de Nantua sont divisés en 3 lots pour les forets et pour les châtellenies. Champfromier, et Giron-devant, sont du 3e lot des châtellenies (celui qui n'est ni au prieur ni au chapitre) [Glm, p. 90].

1706 (21 juin). Arrêt du Conseil, qui condamne les habitants de Montanges à verser près de 1400 livres à ceux de Champfromier (ordonnance de Monseigneur l’Intendant du 9 juin 1707). Mais il ne payent pas, se disant misérables, et après supplique des habitants de Champfromier, le notaire Perrin de St-Germain est autorisé, après exploit du 30 juillet 1707, à faire appliquer l'ordonnance [3E 3892, folio inséré au 16 octobre 1701 (f° 126v°)]. Une quittance pour 162 livres 8 sols est donnée à Montanges en diminution des 1400 livres, somme reçue à l’issue de la messe paroissiale de Champfromier, sur le cimetière d’icelle ! [3E14280 (29 janvier 1708)]. En juin 1707, une quittance avait été donnée pour 120 livres [3E14280, f° 50]. On apprend en 1709 qu'ils ont 8 ans pour payer, et qu'ils en versent donc le huitième soit presque 155 livres [3E14280, f°  (f° 38, du 11 avril 1709)].

1709. Suite du procès à la Communauté de Champfromier que le Sieur Mermety de Montarfier de Montanges avait intenté en instance au Parlement de Dijon [3E14280, f° 37 du 8 avril 1709, et f° 84 du 25 mai 1709].

1709. Inventaire, pour le compte du prieur de Nantua, du mobilier de l'église, état de l'église et des dégradations en forêt de Nivier [1B1184, f° 30v (7 mai 1709)].

1728. Reconstruction de la chapelle St-Julien [Hist. de Champfromier, p. 89].

1734. Chanfromier (Descr. de Bourgogne) [Philipon, 1911].

1748. Etablissement à Champfromier de la brigade des gardes [Web BMS 1747/51, p. 11d (Humbert, curé)].

1754. Construction du grand chemin de Trébillet, le pont (sur la Semine) étant payé par la province, et la section de Trébillet à Montanges payée par cette commune et Champfromier [Web, BMS 1752/56, p. 10]. Voir en 1837.

1758. Date d'un linteau de la rue de la Fruitière

1781. Requête des habitants pour couper 3000 sapins, afin de payer ses dettes envers la Maîtrise, réparer le pont d'Enfer et élargir le chemin [AD01, C 404].

1783 (été) : On a vu dans l’atmosphère une espèce de fumée ressemblant aux brouillards, et qui dure huit mois (et non 18 mois comme le recopie par erreur l'abbé Genolin, p. 116-117) [Web BMS 1782/85 p. 17droite]. Il s'agissait de l'éruption du Laki, Islande.

1789. Révolution. Cahiers de Doléances. S'ensuivra l'épisode des prêtres réfractaires, soutenus par une grande partie de la population.

1790. Séparation de Giron avec Champfromier (et Echallon). La forêt commune ne sera elle partagée qu'à partir de 1820, avec la construction d'un mur peu après 1826 [Giron, par U. Rhyner, p. 18-19]

1791. Un maître d'école à Champfromier [Dossier du Pré-Inventaire].

1792. Création d'un corps de garde de 10 hommes [Dossier du Pré-Inventaire].

1793 (hiver) [Frimaire an II de la République]. Selon une tradition bien ancrée, fuite et fin tragique de la Marquise au Saut à l'Ane [Abbé André Vuillermoz, Lunes de Bise, p. 161]

1801. La paroisse de Champfromier passe du diocèse de Genève à celui de Lyon.

1806. Un Conseil de Fabrique est installé pour la gestion des biens de la paroisse [Dossier du Pré-Inventaire].

1814 (6 janvier). Les autrichiens, secondés par les Genevois, arrivent à Champfromier. Réquisitions de pain, viande, avoine, foin, orge, froment et argent, d'un coût de 3000 francs [Dossier du Pré-Inventaire].

1827. L'église reconstruite est consacrée le 3 octobre 1827 par l'évêque de Belley.

1832. Menace que le choléra arrive jusqu'à Champfromier, et mesures prises (inhumation, lavage de l'église, interdiction aux habitants du Potachet et du Riret de laver leur linge dans le ruisseau qui sert d'eau potable à Monnetier) [RD08, f° 61v ( 17/04/1832)].

1832-1954. La Combe d'Evuaz est une section spéciale de Champfromier, du 1er janvier 1832 au 31 décembre 1954 (ayant des registres NMD spécifiques).

1837. Partage et délimitation de la forêt indivise entre Champfromier et Giron, y compris Chevillard [3E3955 (26 mai 1837)]. La construction du "mur de Giron" suivra de peu, en 1840.

1837-38 environ. Construction de la route de Trébillet à Forens. Sur la carte de Cassini, la route n'était tracée que de Trébillet à l'entrée de Montanges. Voir en 1754.

1842. Construction de la Mairie et Ecole des garçons (actuelle cure, rue de L'Eglise), par Jean-Marie Tournier-Gros-Jean, entrepreneur, avec plaque commémorative placée au pignon intérieur du grenier (lors de la tranformation en presbytère en 1892/93)..

1843. Réception du Pont de Monnetier [Dossier du Pré-Inventaire].

1856 (8 juin). La Vierge à l'Enfant, sculptée par Cubizol, est inaugurée

1861. Délibération pour amener l'eau à Communal et aux autres hameaux de Champfromier. Suite au grand incendie de Montanges, le CM vote 400 francs pour leur venir en aide [RD10, f° 66v].

1865. Une somme de 5000 francs est allouée pour la construction d'un nouveau Pont d'Enfer (voir en 1867) [Dossier du Pré-Inventaire].

1866. Achat de la table de la Salle des Conseils (toujours en place) [Dossier du Pré-Inventaire].

1866. Construction du pont de la Combe d'Evuaz [Dossier du Pré-Inventaire].

1867. Construction de la route départementale D 14, qui traverse le village, légèrement décalée vers la Valserine par rapport à l'ancien chemin et à la Vy Chézerande, avec construction d'un nouveau Pont d'Enfer (le pont actuel, avec blason "F. Coutier, Maire, 1867" visible du côté aval), au tablier plus haut que le précédent [MdlM, p. 88]. Construction du chemin du Pas du Bœuf [Dossier du Pré-Inventaire].

1874. Demande de création de scierie au Pont d'Enfer [RD 11].

1877. Gratuité pour les 3 écoles [Dossier du Pré-Inventaire].

1878. Vote pour la construction de 4 réservoirs et la construction des ponts de Moulin-Dernier et de Cruchon [Dossier du Pré-Inventaire].

1880. Construction de la fontaine de la fromagerie [Dossier du Pré-Inventaire].

1881. Création d'une bibliothèque scolaire [Dossier du Pré-Inventaire].

1885. Remplacement à Monnetier des fontaines en bois par des bacs en pierre [Dossier du Pré-Inventaire].

1889. Inauguration (2 juin) du groupe scolaire (de la mairie, du bureau des télégraphes). La construction, réalisée par l'entreprise Polaillon, se compose de la salle de la mairie, du bureau des télégraphes (actuelle salle de réunion au rez-de-chaussée) et, sur les ailes, des école des garçons et école des filles.

1889 (11 novembre). Réception définitive du bâtiment construit pour devenir le lieu de l'école de la Combe d'Evuaz, si l'institutrice veut bien !

1890. Construction du Pont du Dragon, par le propriétaire des terrains alentours [Dossier du Pré-Inventaire]. Un précédent pont devait néanmoins déjà exister puisque c'est à cet endroit que passaient les familles allant se ravitailler en produits détaxés au commerce installé juste en face, dans la zone franche (Chézery). Il fut acquis pour un franc symbolique en 1998 par les communes de Chézery et de Champfromier, afin d'être rénové.

1890. Premier mariage officialisé par le maire dans la nouvelle mairie (le 08/05/1890, entre Marius Monnet de Forens et Mélina Ducret).

1891. Découverte d'un tombeau attribué aux Burgondes [Genolin, Histoire..., Intro pp. XIX et XX].

1891. Création d'un bureau de poste dans le même local que le bureau télégraphique [Dossier du Pré-Inventaire].

1891. Découverte du "cimetière burgonde" [Abbé Tournier (Champfromier, Intro XIX-XX) -- Fr. Marchand, Annales SEAA, 1906, p. 319 -- Histoire des communes, p. 106].

1892-93. Transformation de l'ancienne école des garçons en presbytère (cure actuelle). L'ancien presbytère voisin est alors démoli.

1893. Accord pour la mise en place d'une boite aux lettres dans le village [Dossier du Pré-Inventaire].

1894. Achèvement des travaux du chemin vicinal entre les Avalanches et Evuaz. Les deux voies longeant la Semine jusqu'au Jura, en pierres concassées, ne seront terminées qu'en 1905 (rive gauche) et 1909 (rive droite) [VDB, p. 108-109].

1897. Construction du nouveau cimetière. La première personne qui y fut inhumée (première tombe à gauche en entrant) fut Félix-Clément Ducret (décédé 30 mai 1897) son constructeur ! L'ancien cimetière ne fut désaffecté qu'en 1922.

1899. Installation de la troisième cloche de l'église, la plus grosse (Parrain et marraine : François-Joseph Ducret et Delphine Coutier).

1900. Installation du téléphone, au bourg de Champfromier, et à Evuaz en 1905 [RD13, f° 147v (14/05/1905)].

1903. Installation de l'horloge de l'église [RD13, f° 129v (26/07/1903)].

1907. Achat par la commune du barrage Coutier pour l'alimentation du moulin (voir en 1913) [Dossier du Pré-Inventaire].

1908. Le poids public est achevé mais le cabanon de protection ne le sera qu'en 1911. [Poids public].

1912-1937. La Voie du Tram n'est active que durant 25 années. Voulue dès 1906, elle nécessita des travaux colossaux (Pont des Pierres à Montanges, usine de Sous-Roche, troisième pont d'Enfer, etc.) et fut inaugurée le 22 juin 1913, après sa mise en service.

1913. Construction du moulin communal au Pont d'Enfer (Actuellement, appartements, derrière le Pont du Tram).

1914. Les bâtiments communaux sont équipés de lumière électrique.

1922. Construction du Monuments aux Morts de la guerre 1914-1918, par l'entreprise Richerd de St-Germain-de-Joux, sur les plans de M. Jacolin, architecte de Bourg.

1922. L'ancien cimetière autour de l'église est désaffecté (voir en 1897).

1923, 1929/34. Route de Champfromier à Giron, réalisée en plusieurs tronçons [MdlM, p. 89/91].

1928. Eboulement de la Colombière, à proximité du haut du chemin des Avalanches.

1936. Mise en place des réseaux d'eau de Monnetier et du bourg [Dossier du Pré-Inventaire].

1937. Fin de l'exploitation du tram (voir en 1912).

1942 (novembre). En réponse au débarquement des alliés en Afrique (8 novembre 1942), les allemands envahissent la zone libre dès le 11 novembre 1942, mais ils ne quittent la surveillance du pont de Chézery que le premier jour de février, ce mois où la ligne de démarcation disparaît en totalité [Bull. municipal de Chézery, n° 14 (2006) et La Tribune du 8 mai 2008]. Tous ceux de la classe 42 de Champfromier qui, après avoir participé aux Camps de Jeunesse en zone libre durant 8 mois, refusent de se rendre au Conseil de Révision de Bellegarde (début 1943) pour ne pas adhérer au STO, sont contraints de se cacher. Ils seront ensuite encadrés par ceux du maquis.

1944 (du 7 au 14 avril). Suite au Combat de Montanges (8 avril), les allemands assassinent le patriote Alfred-Louis Hottlet (corps retrouvé le 11 avril, stèle commémorative sur la route des Avalanches) et incendient une quinzaine de granges où le maquis avait trouvé refuge.

1944 (du 11 au 15 juillet). Suite à l'épisode sanglant du  Pont des Pierres de Montanges (11 juilet), les allemands reviennent à Champfromier, et incendient deux ou trois autres granges. Trois patriotes mitraillés meurent à proximité de l'église : Marcel Dumery, Georges Thomé et Henri Donazzolo (stèle commémorative près de la chapelle Saint-Julien). Fouilles de maisons. Julien Bornet est déporté et mourra en camp de concentration (de même que Charles Tournier et Auguste Thomasset, pris à d'autres moments ).

1945. Le monument au Morts de Champfomier compte 6 morts pour la France. Les prisonniers de guerre allemands (PGA) sont employés par la municipalité à des travaux d'égouts, de canalisation et de réfection de chemins ruraux, sous la surveillance d'un gardien [RD15, f° 18 (13/09/1945)]. Une dizaine d'Allemands restent travailler dans des fermes jusqu'en 1947 et 14 prisonniers allemands sont employés à la scierie Ducret-Fils [MdlM, p. 167]. Un avenant est donné aux 10 PGA en régie du 29/10/45 au 14/04/46 [RD15, f° 26].

1946. Cyclone qui ravage une grande partie de la forêt communale de Champfromier.

1951. La vente des bois du cyclone de 1946 permet la réalisation de la Salle des Fêtes, construite par l'entreprise Léonarduzzi et inaugurée le 18 janvier 1951. C'est alors l'une des plus belles du département [Dossier du Pré-Inventaire ; MdlM, p. 109].

1971/72. Suite à des prjets de gros travaux de chemin à ouvrir dans la forêt et de goudronnage de la route des Avalanches, le préfet refuse les emprunts envisagés, aussi la tradition du lot de sapins prend fin (c'était devenu une somme versée à chaque famille, correspondant à la valeur de sapins qui étaient attribués à chaque famille depuis deux siècles pour construire ou rénover les habitations) .

1972. Début de l'industrie plastique pour les trois frères Coutier. En 1978 ils deviennent équipementiers d'automobiles. En 1981 est créée l'association MGI Coutier. Cette usine contribuera fortement à lutter contre la désertification rurale générale, particulièrement sensible à Champfromier.(1245 habitants en 1851 et seulement 326 en 1975) [MdlM, p. 78-79].

1982. Inauguration du camping municipal le 15 juin 1982, après des démarches ayant commencé en 1977.

2010 (21 juin). La Poste est réduite à une antenne municipale (Voir en 1932).

2014 (11 octobre). La Valserine, rivière délimitante de la commune, est la première de France à recevoir le label "Rivières Sauvages".

Références et abréviations

Dbb : Giron, Champfromier, Montanges, par Debombourg (6 décembre 1855) ;

Glm : La terre de Nantua, par Dr Auguste Guillermet, 1898 (Numérisation personnelle) ;

Gnl : Histoire de Champfromier, par l'abbé Génolin et le chanoine Alloing (1918, et très nombreuses rééditions) ;

Hnz : J. Hannezo, Chézery... (Numérisation personnelle) ;

Michaux : Histoire du Pays de Gex, de la Vallée de la Valserine, de la Michaille et du Haut-Bugey..., par Lucien Michaux, 1940 ;

MdlM : Les moissons de la mémoire, Champfromier, par Champfromier 2000 (MG, 2001) ;

Mlg : Histoire du Pays de Gex, A. Malgouverné et A. Mélo, t. 1, Des origines à 1601 (en librairie) ;

 

Première publication le 30 juin 2010. Dernière mise à jour, le 6 octobre 2015.

 

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