| Patrimoine et Histoire de Champfromier, par Ghislain LANCEL |
Pour nos ancêtres, la conservation des céréales passait par la destruction des rongeurs, oiseaux et autres animaux nuisibles. Pour compléter l'action carnassière des chats, on avait aussi recours à des pièges...

Ce piège était un classique, un assommoir en grillage, pour loirs et mulots. On a testé qu'un petit animal (simulé) s'approchant du fromage et touchant de son dos la grille provoquait son aplatissement sur l'animal, lequel restait ainsi immobilisé sous l'action du puissant ressort...
Le Larousse agricole en deux tomes de 1922, présente 21 sortes de pièges, dont celui-ci, avec toutefois une petite variante qui semble indiquer que cet exemplaire fut bricolé après avoir été cassé. Normalement, un fil de fer rigide maintenait faiblement le grillage par l'avant (comme ici). Mais au bout du morceau de bois il pivotait et se prolongeait jusqu'à la fente visible plus bas. Là il était relié à un autre fil de fer maintenant l'appât par le haut. L'animal, tirant sur celui-ci, tirait aussi sur l'autre fil de fer qui, à son autre extrémité, se dégageait de la grille en basculant, et permettait ainsi au ressort d'écraser l'animal.
Ces pièges, à filets, en fer, à trébuchet, à ressort, à palette, de la mouche au loup, ne faisait état d'aucune sensiblerie. Les corbeaux étaient particulièrement visés, avec des pièges fixés sur les arbres, mais aussi au sol avec des cornets remplis de glue desquels ils ne pouvaient plus sortir le bec...
Voir un pdf sur le subtil armement d'une variante de cet assommoir (Gérard Filet)
Remerciements : anonyme. Crédit photographique : Ghislain Lancel (09/07/2011).
Première parution, le 12 février 2014. Dernière mise à jour de cette page, 31 juillet 2014 .