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Patrimoine et Histoire de Champfromier
Par Ghislain Lancel

Accueil, plâtres et albâtre, carrière de gypse

 

La carrière de plâtre de Prébasson, à la limite entre Montanges et Champfromier, de nos jours totalement désaffectée, avait connu un bel essor au XIXsiècle, témoin cette mention dans les Statistiques du Département de l'Ain, peu avant 1808 : "Carrière de plâtre à Champ-Fromier. On a découvert depuis quelques années, dans la commune de Champ-Fromier, à un myriamètre [10.000 mètres, soit 10 km] de Chatillon-de-Michailles, et à 2 myriamètres de Nantua, une carrière de plâtre blanc, très abondante et d'une exploitation facile. On y trouve aussi quelques veines de plâtre gris, mais en petite quantité. Cette carrière s'exploite avec des lévriers et autres instrumens de fer. Les voitures peuvent aller jusqu'au piede de la mine. Le myriagramme brut coûte 10 centimes pris sur place, et 50 cent. rendu à Nantua. On fait une extraction annuelle très considérable de ce plâtre, qui est d'une qualité supérieure" [Bossi, pp. 631-632 (publié en 1808)]. L'auteur en avait déjà fait la promotion dans ses pages précédentes "La commune de Champfromier renferme dans ses montagnes des couches de plâtre ; ces carrières sont en exploitation, et ont un débouché considérable à Genève et dans le Pays de Gex. Ce plâtre est de bonne nature, et plus solide à l'air que celui de Thoirette, auquel il est inférieur pour la blancheur et la finesse" [Bossi, p. 195].

Dans l'introduction de l'ouvrage sur Champfromier par l'abbé Genolin (pp. X et XI), publié en 1918, le chanoine Tournier évoquait que des 7 hectares possédés par les propriétaires (MM. Duclos et Coutier), une partie seulement en était alors exploitée en "une carrière à ciel ouvert, complétée par des galeries dont l'une a plus de 100 mètres de longueur. En profondeur, la couche gypseuse a été exploitée sur une épaisseur de 10 mètres environ ; elle est beaucoup plus profonde".

 

Localisation des carrières

1796-1806 Amodiation de la carrière communale de Champfromier, qui était sauvagement exploitée...

1797. Voir à Révolution, Carrière de Plâtre [Prochainement]

1813. Vente de la carrière de Champfromier à M. André-Marie Marinet [Prochainement]

1838. Plan global des mines de M. Marinet

1853. MM. Rostan, exploitants du plâtre de M. Amédée Crochet [Prochainement]

1854. Visite par le journaliste de l'Abeille [Prochainement]

1855. Voir le bénitier en albâtre de Champfromier-Montange, présenté par M. Rougemont à l'exposition universelle de Paris.

1863. Prévision de mise en vente par adjudication (non réalisée), au préjudice d'Amédée Crochet [Prochainement]

1867. Exposition universelle avec albâtre de M. Paul Crochet à Trébillet [Prochainement]

(1870. Mine d'asphalte de Forens, exploitée depuis le 1er janvier par Paul Crochet, à son compte [L'Abeille, du 09/01/1870])

1872. Tarifs du plâtre (Paul Crochet, à Trébillet) [Prochainement]

1872. Vente(s) par expropriation des carrière et parcelles d'Amedée Crochet à Montanges et Champfromier [Prochainement]

(1874. Construction d'une usine de ciment à Trébillet/Montanges, par M. Stouvenel, capitaliste genevois, avec les produits des mines de Tacon et autres [L'Abeille, du 05/05/1874]).

1882 (douteux, serait après 1889). Début de l'exploitation par MM. Duclos et Coutier (selon l'abbé Genolin [Intro, p. X])

(1884. Paul Crochet a racheté les mines de Forens et l'usine de Trébillet, et reprend l'exploitation [L'Abeille, du 15/06/1884])

(1886. Décès de Paul Hippolyte Crochet, époux de Adèle Ailloud, 47 ans, industriel domicilié à Trébillet, hameau de Châtillon, le 25 août 1886 à Châtillon en Michaille. Il était né (vers 1839) à Lyon, fils d'Amedée Croché décédé audit Châtillon et de Louise Cadier, propriétaire à Trébillet.)

1889. Visite pour vente de la carrière de plâtre Crochet (qui avait privilégié l'asphalte de Forens, en 1884) alors à l'abandon[Prochainement]

(1894. Mise en vente, par les héritiers de Paul Crochet, de la fabrique asphalte de Trebillet, maison et usine, et des usine et concessions à Forens, au prix de 20.000 francs [L'Abeille, du 16/09/1894]).

1897. Protestation de Coutier maire de Champfromier et propriétaire des Plâtres de Montanges, qu'un article a oublié de citer que sa carrière à plâtre de Montange n'est pas épuisée et que son usine fonctionne... [L'Abeille, du 08/08/1897].

1900. Facture Maxime Coutier avec prix du plâtre

1902. Formation de société Coutier & Duclos pour leur fabrication et commerce du plâtre de Montanges [Prochainement]

1903. Une veine de marbre rose [Prochainement]

1906-1909. Le livre de compte de François Humbert, forgeron [Prochainement]

1907. Un premier projet de vente, de gré à gré [Prochainement]

1908. Mise en vente par Maxime Coutier à Champfromier et A. Duclos, à la Demi-Lune (Rhône) [Prochainement]

1911. Vente Coutier et veuve Duclos [Prochainement]

1993. Interview Gabriel Coutier [Prochainement].

Devinette 25...

Voir Gypse [Prochainement].

Publication : Ghislain Lancel (Dossier inédit, pour une très grande partie)

Première publication le 2012. Dernière mise à jour de cette page, 2013.