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Patrimoine et Histoire de Champfromier
Par Ghislain Lancel

Les grandes familles de Champfromier,
patronymes et branches (Inédit)

Pour identifier aujourd'hui les innombrables Ducret Joseph ou Tournier Marie, il n'y a pas d'autres solutions que de faire comme eux à leur époque, c'est à dire rechercher une caractéristique distinctive, évidente aux yeux de tous. Il ne faut donc pas aller chercher d'allusion compliquée. Le nom d'appellation distinctive sera souvent le prénom du père (Genolin/Isidore, Grenard/Bienvenu), le lieu-dit de l'habitation (Julliand/La Frache), un évènement exceptionnel (Ducret/Californien), la profession (Ducret/Meunier) ou une caractéristique du couple, souvent le nom de la femme, qui apporte de la diversité. Certaines fois, le lieudit de la maison servait à identifier toutes les familles, sans distinction. Ainsi dans les temps assez récents (en 1911) où les Coudurier de Communal demeuraient au lieu-dit le Clos tous les occupants de la maison portaient ce complément : les "Coudurier-du-Clos", mais aussi "François Bornet-du-Clos", l'un des beaux-frères. De nombreux additifs de noms n'eurent qu'une durée de vie très courte, parfois une ou deux générations, à tel point qu'il est parfois délicat de les distinguer d'un vrai surnom...

Liste des familles (par ordre alphabétique)

Ballivet, Bandy, Barbe

Benoît, Berrod, Blanc, Boguet

Bonneville [Prochainement]

Bornet [Prochainement]

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Coutier [Prochainement] ; Carte postale de Maxime Coutier (1887)

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Ducret [Prochainement]

Dufu, Dujoux, Durafour [Prochainement]

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Famy [Prochainement]

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Genolin-Pochy [Autres branches, en préparation]

Genolin : Testament de Jean Genolin, notaire (1667) ; Testament de Jean-François Genolin, notaire de Châtillon (1779) [Prochainement]

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Mermety (pour info, pour ses liens avec Champfromier, Ain)

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Prost

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Notes

Plusieurs listes de noms et études anciennes de patronymes sont connues dans la région. On pourra s'y reporter, afin de conaître la présence, ou l'absence, du patronyme recherché. Voir par exemple les noms des principales familles de Chézery, entre 1680 et 1785. On pourra aussi réfléchir sur le fait que les finales en z indiquent une souche savoyarde du rédacteur de l'acte (mais on les donne aussi pour signaler un accent tonique sur l'avant dernière syllabe), les finales en x le Pays de Gex, en d une affinité Jurassienne, en y ou ier un caractère genevois ou gessien. La suppression du "r" intérieur est un phénomène Jurassien. Le titre de Dame ou de Demoiselle est réservé aux seules femmes instruites [Hannezo, Chézery, p. 114-120].

Pour certaines grandes familles, l'usage des branches substituées aux patronymes est bien antérieur aux écrits des premiers registres paroissiaux. L'avantage est que l'on peut donner l'impression de ne plus mourir (étant né sous son nom et mort sous celui de sa branche, ou inversement...) : une belle complication toutefois pour les généalogistes ! Ceux-ci trouveront parfois la clé de l'énigme en comparant les deux exemplaires des registres paroissiaux si, par exemple, un Perret dans l'un est un Tavernier-Perret dans l'autre. Mais c'est une chance rare. Dans bien d'autres cas seule une connaissance complète des branches permettra d'espérer s'y retouver, ce qui n'est possible que si l'on gère l'ensemble des données, plusieurs milliers !

 

Lien vers les pages Généalogie.

Voir aussi, la Liste des variantes des Patronymes typiques du Val de Chézery, et celle de ceux venus d'ailleurs, du XVIe au XVIIIe siècle, par Bertrand Guyot.

 

Première publication de cette page, le 6 juillet 2010