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Patrimoine et Histoire de Champfromier
Par Ghislain Lancel

Généalogie

Télécharger gratuitement les Fichiers complets des NMD (BMS) de Champfromier, avec les notes notariales relevées par Ghislain Lancel, mis à jour le 30 novembre 2016, sous Excel) [3822 Ko]
Lien vers la version réduite des fichiers NMD (sans références notariales), bloqués au 1/1/2014
Liens par famille
(Ballivet, Genolin, Mermety, etc.)
Commentaires sur le premier registre paroissial de Champfromier, par Ghislain Lancel (inédits)
Notes diverses lues dans les registres (généalogie, météo, église, etc.)
Les années révolutionnaires, d’après l’étude des décès (inédit)
Les morts des guerres révolutionnaires et de Napoléon (inédit)
Mariages, hors de la paroisse de Champfromier (inédit)
Les bi-paroissiens de la Combe d'Evuaz (Champfromier/Les Bouchoux)
Quitter le pays (petites migrations)
Les 1618 actes des réfractaires (ou de catholicité) de Champfromier et des environs
Décès commentés
Patronymes DURAFFOUR : Bon de commande ;
Patronymes GROS... (GROSCARRET, GROSGURIN, GROS LAFAIGE, GROSPELIER, GROSPIRON, GROSREY, GROSROYAT, GROSSIORD) Bon de commande ;
Patronymes MERMET : Site Mermet ; page Mermety de ce site
Liste des notaires relevés : Notaires

Résumé des NMD de Champfromier (Couverture spatio-temporelle)

En quelques mots, disons que les fichiers NMD (Naissance-Mariages-Décès, ou Baptême-Mariage-Sépulture) de Champfromier (Ain) disponibles par ce site comportent plus de 11.000 fiches de naissances, plus de 2.000 de mariages et plus de 5.700 de décès, tous les actes étant considérés comme étant de Champfromier (à quelques exceptions près, dont Giron-Devant). Le premier des trois fichiers comprend plus de 2.400 individus reconstitués (différenciés des autres par la mention R et une police bleue), ces reconstitutions par G. Lancel provenant essentiellement de la lecture de plus de 3.500 actes notariés anciens et d'autres sources. Les curés avaient eux aussi reconstitués des actes, et pas seulement des baptêmes, parfois à de multiples reprises. Pour ces raisons, le nombre réél d'individus nés à Champfromier est donc légèrement inférieur au nombre de fiches. Les dates des actes s'échelonnent entre 1604 (1390 en intégrant les naissances reconstituées) et nos jours (mais depuis 1954, les naissances sont portées aux lieux des maternités...) Il a été attribué un code unique à chaque individu (le CI, Code d'Identité), valable aussi pour les autres fichiers de ce site PHC (recensements, roles des tailles, propriétaires des parcelles cadastrales, etc.) Les fichiers sont accessibles gratuitement sous deux formes, l'une réduite en informations sur le web, et l'autre complète, téléchargeable sur ce même site et régulièrement mise à jour, dont les données sont considérablement plus fournies (en particulier pour les notes notariales des fins de fiches).

Les fichiers téléchargeables (à lire au préalable)

Malgré toute la puissance d'Internet, toutes les présentations ou manipulations de fichiers ne peuvent être facilement offertes aux visiteurs, et les mises à jours restent fastidieuses (si on ne confie pas tous ses fichiers aux Nuages...). Les fichiers de ce site disponibles sur le web ne donnent donc qu'un contenu partiel (en particulier sans les très précieuses notes relevées dans plus de 3500 actes notariés), sans les tris à niveaux multiples (chronologique, par fratrie, ou par nom et prénom) et sans les dernières mises à jour. Seul le fichier Excel téléchargeable ci-dessus réponds aux exigences précédentes. Les onglets du bas donnent respectivement accès aux baptêmes, mariages et décès, aux choix retenus pour la standardisation, ainsi qu'aux abréviations et conventions (de couleur de fond, de texte, etc.) Normalement (si vous n'avez pas un degré de sécurité trop élevé) les macros permettant les tris devraient aussi fonctionner pour le fichier des baptêmes : CTRL+MAJ+C pour afficher dans l'ordre Chronologique ; CTRL+MAJ+P pour visualiser les familles dans l'ordre des noms et Prénoms (et sous-tri par dates de naissance) et CTRL+MAJ+F pour obtenir le tri par Fratries !

Pour télécharger ce fichier Excel complet (mis à jour environ une fois par mois), voir ci-dessus.

Généralités (à lire absolument)

Les registres conservés de Champfromier commencent en 1603 pour les baptêmes, 1622 pour les mariages et 1618 pour les sépultures. Une merveille ? Non. C'est d'abord parce que les lacunes sont nombreuses, ensuite et surtout parce que les actes sont entachés de deux particularités très perturbantes propres à Champfromier, les actes multiples et/ou reconstitués par les prêtres eux-mêmes, et la présence fréquente pour les grandes familles de noms de branches imprévisiblement mentionnés en lieu et place des noms réels !

Les actes multiples sont de deux types, ceux qui sont des sortes de renouvellements et ceux qui sont des reconstitutions, assez souvent multiples aussi.

Les renouvellements des baptêmes (jusqu'à 5 fois y compris le vrai premier baptême), malgré les années qui changent, se reconnaissent au fait que les parrain et marraine sont identiques. Dans le cas contraire, deux filles de mêmes parents, par exemple prénommées Marie ont été considérées comme deux personnes distinctes notées Marie 1 et Marie 2, la première étant présumée souvent morte en très bas-âge, puisque sans mention de décès retrouvée... On relève aussi quelques renouvellements d'actes de mariage, et même de décès, évidemment aussi pour des années différentes ! Ces renouvellements se trouvent dans la fourchette des années 1648 à 1743. Dans les années qui suivent 1694, attestée d’après les recherches de Bideau-Brunet comme une période de crise démographique dans la Valserine, de nombreux baptêmes sont repris, comme celui extrême en 1697 de Jean Dufu, 32 ans après son premier baptême ! On peut penser que ces renouvellements participaient alors de la foi religieuse, en particulier en périodes d'épidémies, ou de remerciements à Dieu d'avoir survécu et que, ces actes accompagnés d'une obole, les prêtres devaient y encourager leurs fidèles les plus fortunés. N'oublions pas que les pauvres curés devaient répondre aux exigences incessantes des évêques, en particulier pour les ornementations de l'église. Globalement, certains actes étant rédigés à une exacte date anniversaire, on peut considérer que la plupart de ces actes multiples sont des renouvellements de foi en Dieu, demandés par la famille.

Pour exemple de renouvellements, signalons Désiré Grenard [CI-418], baptisé la première fois le 17 janvier 1691, puis le 17 septembre 1694 (3 ans, année de la crise démographique en Valserine), le 17 octobre 1695 (4 ans), le 18 septembre 1696 (5 ans) et enfin le 17 janvier 1700 (9 ans, le jour anniversaire exact de son premier baptême). Pour les cinq actes le parrain est Désiré Grenaz et la marraine Henriette Grenaz, tous dits laboureurs illettrés.

Un autre exemple est celui des filles de Pierre Mange et Péronne Goy-Martin [CI-8485], nées à partir de 1666, et ayant plusieurs renouvellements anniversaires de baptêmes jusqu'en 1697. Dans ce cas la raison des renouvellements tient au moins en partie au fait que la mère était très pieuse. En effet, dans son testament, en 1699, elle donnera comme d'autres les 3 livres pour le St-Rosaire de Champfromier, mais surtout elle souhaitera que soient célébrées après son décès pas moins de 18 messes des morts (payantes) !.

Les actes reconstitués par les prêtres ne concernent que les baptêmes. La plupart se reconnaissent facilement car ils sont consignés dans des suites de pages où aucun ordre chronologique n'est retenu, parfois même pas de date du tout. Ils sont souvent multiples, avec quelques variantes sur les dates. On imagine que plusieurs membres vivants différents (père, marraine, enfant lui-même devenu un futur marié, etc.) vinrent faire reconstituer le baptême de l'enfant chéri ou leur propre baptême. Ils furent certainement enregistrés par les prêtres ayant estimé avoir perdu un registre original (incendie, inondation, rats, perte accidentelle), quoi que certains actes existaient et ne nécessitaient pas une reconstitution, ou après s'être fait sermonner suite à une visite épiscopale dans la paroisse.

Signalons enfin qu'au vu de ces multiples actes renouvelés ou reconstitués on pourrait s'attendre à ce que, finalement, presque tous les baptêmes de Champfromier soient connus ; il n'en est rien, le relevé des très nombreux mariages de champfromérands dans les paroisses voisines au XVIIe siècle permet de mesurer l'ampleur des fratries incomplètes...

Dans le fichier Excel, il n'a été retenu qu'un seul de ces divers actes multiples, les autres sont barrés (ce qui n'apparaît pas sur les fichiers du web).

La seconde caractéristique perturbante des registres paroissiaux de Champfromier, concerne les noms de branches familiales mis à la place des noms réels. Très tôt en effet, les grandes familles, traditionnellement disposant de plus d'un choix de prénoms très peu diversifié, ne purent se distinguer que par l'emploi de surnoms, perdurant souvent sous forme de branches familiales. Ils s'imposèrent si fortement que les prêtres eux mêmes les utilisèrent aléatoirement en lieu et place du vrai nom de familles. Les exemples ne sont pas rares de fratries dont le père porte soit le nom ancestral, soit le nom de branche, ou parfois les deux noms, et dans ce cas pas toujours dans le même ordre ! Il en résulte une confusion qui ne s'éclaircit que par une étude minutieuse, en particulier entre les enfants des "Marquis-Henry", de même pour ceux aux noms des Coutier-Henry (Henry-Coutier, Coutier ou Henry seuls...), des Genolin-Pochy, les Tissot-Marquis (Burdin), les Perret-Tavernier et surtout pour les Seigne-Martin et les Goy-Michy. Signalons aussi les Collet qui sont des Nicollet à la graphie incorrete. Le cas des Goy-Michy est particulièrement significatif pour des Goy, de la Branche Goy-Michy, avec une sous-branche Goy-Michy-Moulin, finissant en Michy-Moulin puis Michy tout court en ayant totalement perdu le nom ancestral de Goy ! Signalons aussi, de 1645 à 1667, ce fils de Claude Goy ("Goy-Michel") et de Claudine Couderier, et ces enfants de Claude Michy qui sont de la même fratrie, pour preuve un manuscrit du fonds Delavile [Mss 363] qui cite les parents et les enfants, et nous apprend que la mère Claudine est une Marquis-Couderier !

Par les constatations précédentes, on voit donc que pour Champfromier, proposer un fichier brut classique ne rend pas de grand service pour le XVIIe siècle et risque de laisser de nombreux généalogistes perdus dans des données si confuses... J'ai donc ajouté dans mon fichier des relevés Excel une colonne dite des noms Standardisés où chacun retrouve son vrai noms de familles, et sous une forme unique. Un faux Collet y devient donc un Nicollet, un Michy d'ancêtre Goy redevient un Goy, et naturellement tous les Ducrest, Du Cré deviennent des Ducret, tous les enfants d'une même fratrie retrouvant ainsi les mêmes parents. Cette recherche du vrai nom, standardisé, a demandé d'innombrables heures de recherches et de comparaison attentives, entre les baptêmes, mariages et décès, les diverses noms lus, parfois les lieux-dits, les testaments et autres manuscrits du fonds Delaville. Bien entendu ces propositions sont elles-mêmes susceptibles d'avoir introduit de nouvelles erreurs, chacun pourra éventuellement retourner au nom lu pour se faire un autre avis...

La colonne du CI (Code d'identité), autre création de ce fichier, permettra aussi de savoir avec précision de qui l'on parle et qui est qui ! Pour les actes de baptêmes multiples, un seul CI est valable, les autres ont des numéros différents inutilisés dans les identifications des décès et des mariages, ou ont un complément décimal (virgule deux, virgule quatre pour les divers reconstitutions).

Précisons enfin que pour combler des lacunes évidentes, des actes ont été reconstitués (par moi-même et non le prêtre), mais ils sont parfaitement identifiables dans le fichier Excel (mention R_ dans la colonne Divers) et non confondus sans indication avec de vrais actes comme on peut le voir dans certains fichiers bien connus et tant critiqués du web...

Généralités (Les villages, la section d'Evuaz)

Précisions d'abord, concernant les registres paroissiaux, que Monnetier et Communal furent longtemps des villages distincts de celui de Champfromier, tout en faisant partie de la même paroisse de Champfromier. On relèvera donc des habitants de "Monestier" ou de Communal, d'autres de "Conjocle rière (sis au village de) Monnetier" et d'autres seulement dits "habitants de la Combe d'Evüaz" ou "habitants au lieu-dit Le Colet de cette paroisse". Le curé, lui, stipulera parfois qu'il est curé "dudit lieu", ou se démarquera des autres villages en notant bien qu'il est curé de "Champfromier", on croyait pourtant qu'il était le curé de toute sa paroisse !

Les registres d'état civil de la commune de Champfromier (y compris pour les tables décennales) furent décomposés en deux parties distinctes, du 1er janvier 1832 au 31 décembre 1954 (mais il n'y a plus aucun acte en 1953 et 1954) suite à l'institution de la section de la Combe d'Evuaz et de la nomination d'un adjoint spécial qui enregistrait ainsi les naissances, mariages et décès pour ce seul hameau.

Standardisation des noms

L'une des principales originalités des fichiers de ce site est la standardisation des noms (en plus de la colonne des noms lus qui permet à chacun de retrouver le nom tel que l'a mentionné le prêtre). Ici pas de Ducrest ni de Du Cret, de DUCRET CHARRIERE, ni de DUCRET HUMBERT ; en standardisation, tous sont notés DUCRET. Le critère du choix pour chacun des patronymes est souvent la forme la plus sobre, comme Durafour au lieu de Durrafour, Durrafourg ou Duraffour, ou la plus usitée (Marquis). Cette liste est accessible par le lien vers le fichier des naissances. L'inconvénient de retrouver une famille dont on connait le nom complet dans une très grande liste est largement compensé par la découverte aisée des fratries (par les noms et prénoms des épouses). Il a ainsi été possible de regrouper sous une même famille des Gros, Royat et Gros Roïat qui se trouvaient disloqués en 3 endroits différents (dans l'ordre alphabétique lu), de même pour les Gros, Pely et Gros Pely, ainsi que pour de très nombreuses autres familles. Des blancs ont ainsi été complétés. Cette standardisation n'est toutefois qu'une proposition, on pourra donc rechercher des actes "introuvables" en changeant les variantes orthographiques, ou l'ordre des noms composés, dans la colonne des noms lus. Reste que les prénoms sont aussi changeants avec, pour les plus anciens, une prédominance à la terminaison en "az", comme Claudaz (prononcé Claude), Rolandaz, etc., et des formes masculines pour des prénoms féminins (Etienne, Marie Joseph, etc.), sans oublier Josephte pour Joséphine. Dans les fichiers où le prénom n'est pas celui de l'individu (comme ceux des parents), il a été modernisé de manière à rendre plus efficace les tris (suppression des Estiennette, Humbertaz, Heleine, Louyse, Magdeleine, etc.) Pour Evuaz, les curiosités sont encore plus spectaculaires, Lucine au lieu de Lucienne, et autre Argile pour Achille !

Baptêmes

On compte plus de 10.000 baptêmes ou naissances entre les années 1604 et 2002 (y compris de nombreux actes reconstitués, en particulier à partir des actes notariés, testaments, contrats de mariages, inventaires, ventes, etc.). Les 571 relevés de 1900 à 2002, respectent les dispositions de la loi : Nom et prénom de l'enfant ont été relevés dans les tables décennales. S'y ajoutent les compléments publiés dans les journaux, ou trouvés dans les recensements de consultation libre et autres sources communiquées en mairie ou aux archives. Dans la pratique, il n'y a plus aucun acte de naissance à Champfromier après 1954, toutes les naissances étant dès lors enregistrées dans la commune de la maternité ayant accueilli la mère de l'enfant. Les "avis de naissances", équivalents aux transcriptions de décès, institués assez récemment, n'ont pas été relevés (de même que les dernières reconnaissances d'enfants après 1972).

De 1604 à 1613, la mère de l'enfant baptisé n'est jamais mentionnée.

Des lacunes d'actes sont évidentes pour toutes les premières années relevées. Certaines périodes n'ont aucun acte, c'est le cas de mai 1613 à juillet 1618, de fin 1649 au début de 1650, pour 1680/1687, 1689/1690, 1692/1693 et 1701.

Voir aussi les Notes sur le premier registre paroissial et les Généralités à lire absolument, en début de ce chapitre.

Attention, des erreurs sont toujours possibles, mais les registres originaux sont disponibles en ligne sur le site web des Archives Départementales de l'Ain. Dans tous les cas, il sera possible de vérifier les données.

 

Releveur et fichiers Ghislain Lancel : B 1603-1806, avec mentions de la source (page du registre en mairie ou ref web avec page), parrains, marraines (avant la Révolution), CI (code d'identité), noms standardisés, colonne de tri par fratrie, reports des mariages et décès, actes reconstitués, et dans la mesure où ils figurent dans les actes, les métiers, lieu-dit du domicile du père, signatures, etc. De 1900 à 2002, relevé des actes (1900-1932), ou des TD (de 1933 à nos jours, avec compléments d'après les recensements, journaux, etc.) par Ghislain Lancel. Autres années d'après le fichier de Brénod (en cours de reprise totale).

 

De l'utilité des parrains et marraines

Outre la connaissance légitime des parrains et marraines, dans le cadre religieux des baptêmes, le relevé de ces noms est riche en informations diverses : on y trouve des professions (blanchisseur, bourgeois, charpentier, chirurgien, curé, étudiant, granger, horloger, marchand, maréchal, meunier, notaire, tailleur, vicaire, etc.), des noms d'époux des marraines, parfois les noms de jeunes filles ou la mention qu'elles sont veuves, les toponymes usités des hameaux (Chalam, Collet, Pont d'Enfer, Potachet, Pré Brun, Réret, Serraz, Souilet, "Borjat" pour le Bordat, etc.), et les mentions des villages ou lieudits voisins (Montanges, Lancrans, Musinens, Mentières, La Mulaz, Plagne, Marnod, Les Sanges, La Rivière, etc.), ou de villages éloignés (St-Sauveur du Jura, etc.), parfois même de grandes villes (St-Claude, Genève, Dijon, Marseille, etc.), tous ces renseignements permettant de localiser les familles, ou les amis, avec leur rang social.

Quelques parrains ou marraines sont des notables, parfois des nobles, ainsi la veuve du fameux Brave Capitaine Mermet : "Mademoiselle Jheanne Mermety, veuve de feu noble Anthoine Brunet", et son père "Monsieur [Louys] Mermety, de Montanges", pour le baptême d'Henry Coudurier le 12 mars 1646. Citons aussi, notables ou particularités : "Jean François ROLLET (Curé) // Demoiselle Françoise ROLLET, d'Echallon", parain et maraine d'Etienne GRISARD (1702), "Anthoine MARTIN SEIGNE // La servante de Joseph DU CREST" (Joseph DUCRET, 1705), "Sieur Claude MARION (chastellain) // Marie MARION, de Marnod" (François DUCRET, 1707), "Sieur Joseph DEVAUX, de Montanges // Demoiselle Elisabeth ROSSELET, de Montanges" (Etienne GRISARD, 1711), "Nicolas DIODATI de la ville de Genève // Pernette BORNET" (Claude GOY MICHY, 1712), "Sr Jean-François GENOLIN, notaire royal et curial des terres de Chatillon // Delle Françoise LA RACINE femme de Jean-Claude MARION, de Marnod" (François FAMY, 1744), "Sr Joseph MEIGRET, vicaire de Champfromier // Delle Marie BANDY, de Monnetier" (François COUDURIER, 1746), "Jean-François TORNIER, huissier au parlement de Dijon // Marie-Fraçoise TORNIER, tante du baptisé" (Pierre TOURNIER, 1749), "Sr Pierre BALLET, Recteur des écoles, de Montanges // Jeanne-Marie fille de François TORNIER-MERMILLON" (François BORNET, 1752), "Mtre Jean-François GENOLIN, notaire royal et officier des terres de Chatillon-en-Michaille // Melle Marie-Joseph BEATRIX femme du Sr Joseph BOURGEOIS, de Nantua" (Joseph TAVERNIER, 1758), etc.

Code d'identité

Le fichier des baptêmes (naissances) a été pris comme référence pour attribuer à chaque individu de Champfromier un Code d'Identité (CI), unique pour tous les fichiers (mariages, décès, recensements, etc.), et bien utile pour les très nombreux homonymes de Champfromier. En cas de mentions multiples du baptême (voir ci-dessus), c'est la première, ou la plus complète, qui a été prise en référence comme CI pour tous les autres actes. En ce qui concerne les actes reconstitués, la prudence s'impose, une même personne peut se dissimuler sous au moins deux CI distincts (par exemple l'un reconstitué comme époux en premières noces, l'autre à partir d'un décès mentionnant l'époux en secondes noces).

Mariages, dans la paroisse de Champfromier

Pour les mariages, le fichier comporte 2048 actes, de 1622 à 2002. Sauf relevés dans les journaux, ou recensements librement consultables, les données sont minimales pour les actes du dernier siècle car provenant des seules tables décennales (pas de mention des parents, de profession, de lieu de naissance, etc.) Comme pour les baptêmes, dans les fichiers, les colonnes des noms standardisés permettent de corriger celui d'un époux incorrectement nommé dans l'acte par son nom de branche au lieu de son nom réel (avec aussi les mêmes risques d'erreurs...)

Notons, à certaines époques, le grand nombre de mariages célébrés le même jour de février (trois le 8 février 1712 ; trois le 27 fébrier 1712 ; cinq  le 20 février 1719, etc. Outre la disponibilité en hiver par rapport aux travaux agricoles, doit-on certainement y voir aussi l'interdiction par l'Eglise de convoler en justes noces durant la période du Carême.

A signaler aussi, comme pour les baptêmes, des renouvellements multiples d'actes de mariages où seule la date diffère, comme ce mariage de Claude Charix et Claude Bornet, le 17 février 1688, le même jour de 1694, en 1697 et en 1698 !

Releveur et fichiers Ghislain Lancel : M 1622- an III (1793) et 1908-2002, avec mentions de la source (page du registre en mairie ou ref web avec page), village d'origine ou CI (code d'identité, si originaire de Champfromier), métiers, parents, témoins (parenté, profession, village d'origine, etc.), signatures, noms standardisés, etc. Autres années par Jean-Paul Morrier.

Décès

Le fichier des sépultures et décès comporte environ 5700 actes, de 1618 à 2002. A noter, comme pour les baptêmes et mariages, quelques sépultures multiples, à des dates différentes...

Releveur et fichiers Ghislain Lancel : 1618-2002, avec mentions de la source (page du registre en mairie ou ref web avec page), village d'origine ou CI (code d'identité, si originaire de Champfromier), métiers, parents, témoins (parenté, profession, village d'origine, etc.), signatures, noms standardisés (pour unifier les graphies des actes), etc., le tout dans la mesure où l'information figure dans l'acte !

Compléments, abréviations, etc.

Le fichier des naissances est particulièrement intéressant : il est prévu qu'il comporte pour chaque fiche l'équivalent des mentions marginales connues (comme les mentions de mariages depuis 1897 et celles du décès depuis 1945), c'est à dire les mentions des décès et mariages (mentions réelles ou reconstituées). Dans ce fichier, ou dans les autres, on pourra aussi trouver des fiches de reconstitution, en bleu ainsi que des transcriptions, jugements, réhabilitations, etc. Les dernières colonnes sont celles des compléments, ceux lus dans l'acte, et ceux que vous m'avez communiqués ou que j'ai collectés au hasard des lectures. Ce sont par exemple des références d'archivage de contrats de mariage ou de testaments. Je compte sur vous pour compléter ces données ; n'hésitez pas à me les communiquer, afin que tout le monde puisse en profiter, en précisant bien le CI de chaque individu ! Entre crochets [...], on trouvera le prénom usuel tel qu'il est apparu dans les divers documents consultés (recensements, etc.) Pour les filles, on trouvera souvent Marie, prénom retenu dans les premières années de la vie de l'enfant, puis un ou plusieurs autres prénoms usuels...

Tous les tris sont autorisés dans ces tableaux, en cliquant sur le bouton rouge de votre choix (par prénom, par nom de mère, ou tout autre choix...) Le tri chronologique permet de s'affranchir des difficultés liées aux années révolutionnaires. Si l'on désire connaître la liste de toutes les épouses nées par exemple dans le Jura, il suffit de cliquer sur le bouton de la colonne CI des femmes et de consulter toutes les fiches qui commencent par (39) [CI, pour les champfromérands, est le Code d'Identité, sinon c'est le nom du village d'origine - s'il est connu]. Certains tris sont déconseillés ou à exploiter avec prudence, ce sont ceux qui mélangent des nombre et des lettres (comme parfois ceux des âges, pouvant comporter des mentions comme 48, 2m, 3j ou 25?)

Concernant les abréviations générales, elles sont généralement suggestives, comme J, M, A pour Jour, Mois, Année). D'autres sont plus particulières, comme Divers, utilisé pour des fiches complémentaires (reconstitutions, réhabilitation, etc.), ou le signe = servant à donner une reconstitution, une correction ou une interprétation d'un terme lu ou absent, la proposition étant placée à gauche de ce signe d'égalité. Les années révolutionnaires, si elles ne sont pas converties, sont notées tout simplement 2, 3, 4, etc. (au lieu de an II, III, IV, etc.) et les mois aussi notés 1, 2, ... jusqu'à 13 (au lieu de Vendémiaire, Brumaire, ... jusqu'aux Jours complémentaires).

 

Si l'on ne trouve pas un acte qui devrait se trouver à Champfromier, il peut donc y avoir plusieurs causes :
1) L'information est fausse. Il n'est pas rare de trouver des contradictions, par exemple sur les lieux de naissance, entre les diverses mentions lues dans les actes de mariage ou de décès ou celles d'un recensement ;
2) C'est un mariage de l'an VII (1798/99) et dans ce cas il fut civilement enregistré au chef lieu de Canton (Châtillon).
3) Le nom a été mal orthographié, ou mal lu, ou bien il est mal classé dans la standardisation retenue pour ce site (par exemple Graz au lieu de Egraz).
4) Pour les noms composés le patronyme est groupé au lieu d'être séparé, ou inversement (Reygrobellet ou Rey Grobellet), un prénom a été pris pour une partie du nom, ou inversement (Coutier-Henry et Coutier Henry), le nom composé a été inversé (Seigne Martin ou Martin Seigne), le nom n'est que partiel (Coutier). Dans tous ces cas il est conseillé d'effectuer aussi un tri par les femmes (c'est aussi un moyen simple de retrouver tout ou partie d'une fratrie).
5) L'acte a été oublié par le curé, ou lors du relevé, ou n'a pas été déclaré (naissance illicite, route enneigée entre Evuaz et l'église de Champfromier, etc.), ou si c'est un décès, c'est un suicide (non reconnu par l'Eglise), ou un noyé non identifiable ou un décès hors de la commune.

Remerciements

Les fichiers ne sont pas parfaits, ni complets (le seront-ils jamais ?) mais ils existent, couvrent la totalité des registres et sont disponibles gratuitement. Un grand merci à tous ceux qui ont participé à la réalisation de ces fichiers, en particulier à M. Paul Figuet, pour l'antenne d'Oyonnax dont il a relevé tous les mariages de ce secteur, ainsi qu'à Françoise Coutier (mariages dans les autres communes) et, moi-même..., Ghislain Lancel (très nombreux relevés, vérifications, dépouillement des notaires, des rôles de taille, etc.), ainsi que plusieurs autres contributeurs.

 

 

Première publication de cette page, le 2 juillet 2008. Dernière mise à jour : voir en haut de page