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Patrimoine et Histoire de Champfromier
Par Ghislain Lancel

Gabelle, accueil

Sous l'Ancien Régime, le sel était une nécessité (pour conserver les aliments, pour une bonne constitution des bovins, etc.) Le roi en imposait l'achat, mais avec des prix qui n'étaient pas les mêmes suivant les pays. Champfromier, comme presque partout sur le territoire de la France eut donc ses gabelous (douaniers du sel) et ... ses faux sauniers (contrebandiers) !

 

Bureaux de contrôle

En 1696, Monsieur Maurier est Conseiller du Roi, contrôleur général des gabelles de Lyonnais au département de Bugey, Valromey et Gex [3E3890, f° 129 (26 novembre 1696)].

Lieux de vente (repérés par leur pierre à sel en façade)

Une pierre à sel (un lieu de vente) à Champfromier ? (et d'autres à Marnod hameau de St-Germain de Joux, à Noirecombe hameau de Chézery, à Lélex)

Faux-sauniers

1699. Un couple est condamné par le juge des gabelles : le 29 septembre 1699, les époux Cezart Curt [8546] et Claudine Marquis-Burdin [10347], empruntent 120 livres "pour employer au payement de l’amende à laquelle ils ont été condamnés par le sieur Juge des Gabelles" [3E3891, f° 175v (29 septembre 1699)].

1699. Le 3 décembre, Joseph Seignie-Martin de Champfromier renie son témoignage forcé, en faveur de Martin, François et Joseph Tornier frères dudit Champfromier, suite à la perquisiton au Collet

1706. Amed Coderier et Estienne Genollin [CI-8773 ?], syndics modernes de Champfromier et Monnetier, délibèrent pour lever 600 livres (ce qui pourrait bien être lié à une affaire de Gabelle, l'un d'eux ayant été emprisonné à Belley le mois précédent) [3E14279, f° 95 (1er mai 1706)].

1707/1709. Fraude avec du sel marin.

1765. Martin Genolin est condamné aux galères, (pour une présumée contrebande de sel, ou de tabac).

1778. La communauté de Lélex, qui n'a pas été intégrée et ne bénéficie pas de la franchise au Pays de Gex, accordée par le Roi le 22 décembre 1775, revendique d'être rattachée à ce Pays de Gex et de ne plus dépendre de leur nouvelle gabelle de Nantua (éloignement, prix doublé...). On rapporte la brutalité des gardes, y compris envers une femme enceinte traînée en prison pour fraude de sel.

1789. On apprend par un testament que François Genolin [2683], s’il est vivant, est parti du pays depuis plusieurs années sans qu'on ait reçu la moindre de ses nouvelles, et que son père lui a payé la somme de 200 livres pour le retirer des prisons de Belley, où il était détenu pour cause de faux-saunage [3E17084a, f° 288]. On retrouvera sa trace que lors de son décès, soldat mort en Italie en 1806.

 

Pises à sel

Pises à sel (pour moudre le sel) [En préparation]

 

 

 

 

Publication : Ghislain Lancel.

Première publication en décembre 2016.