Patrimoine et Histoire de Champfromier, par Ghislain LANCEL

Liste des prêtres et vicaires de Champfromier (et de Giron)

On ne sait pas à quand remonte la paroisse de Champfromier, et on ne peut plus affirmer qu'elle existait avant l'an 930 et qu'elle relevait alors de Genève puisque l'acte de la donation par le Comte de Genève Albitius et sa femme Odda, en l'an 930, est maintenant reconnu qomme un faux. Cette paroisse pourrait n'être que postérieure au IXsiècle puisque Saint-Martin-d'Auxerre n'est autre que St-Martin de Tour, ayant été désigné d'Auxerre lorsque son corps fut transporté dans cette ville en 872 [Hist. de Champfromier, p. 10].





1) LISTE DES PRETRES DE CHAMPFROMIER
Prêtres Notes
XIIIe siècle Une note d'adjudication de 1893 mentionne un presbytère dit du XIIIe siècle à démolir [L'Abeille, du 02/07/1893].
1310 Jacob Jacob, curé de Champfromier est témoin pour des péages à Genève, le 12 septembre 1310 [Régestre Genevois, acte 1663, pp. 421-422, qui site arch. Genève, P. H. n° 173 (etc.)]
1312 Mention d'un parchemin de l’année 1312, défense faite par l’Abbé de Chezery au [sic ?] curé de Champfromier, Montanges et Lancrens, de couper aucun bois sur les dépendances dudit Chézery, à prendre contre Lancrens dès la fontaine Serpentousaz et de l’autre part depuis le canal, le dit acte par devant l’official de Genève [AD74, 1G333, art. 543].
? (1316-1321) Le curé de Champfromier est taxé à une livre par an par la cour papale [Genolin, note p. 33, qui cite Arch. Vatic. collectorie].
? (Non désigné)
(vers 1350)
Voir la cloche, Martine, refondue après plus de 400 ans en 1750 [Hist. de Champfromier, p. 24 et 104 (Voir Debombourg, Giron, p. 36)]. Il n'est toutefois pas précisé que cette cloche refondue provenait de Champfromier.
? (Non désigné) (...1411...) Visite par l'évêque de Genève le 25 mai 1411. Le curé, non nommé, réside à la cour de Rome. Il est fermement prié de résider dans sa paroisse ! C'est le vicaire Humbert Barachin qui le représente. Quelques défauts sont constatés, manque d'huile, pas d'image (de peinture) de St-Martin dans l'église [Visite pastorale 1411].
Aubert Platard (...1414...) Aubericus Platardi. [Visite pastorale 1414].
Etienne Moganat
(...1443...)
Stephanus Mogonati. Il serait Jurassien [Binz, 1378..., p. 372] Visite par l'évêque de Genève, fin juillet 1443. Il commence par réprimander le curé, qui "manquait de retenue dans ses paroles et de sobriété dans sa conduite", le condamnant à 8 jours de détention ! (Peine commuée en amende de deux florins). Le délabrement de l'église est signalé, toit placé avant l'achèvement des murs ! Un inventaire détaillé de l'église et de ses biens est demandé et produit : pyxide, etc., cure avec grange et jardin contigüs et une cuisine près du cimetière, etc., au Champ de la fontaine St-Julien, un bon journal de terre près des terres d'Hugonet Mermillon, etc., au total 19 journaux de terre, 12 fauchées de prés et quelques bois, Quatre deniers dû par Pierre et Amédée Goy, etc., au total 6 gros et 96 deniers (voir le détail, sur 6 pages), dîmes, etc. [Visite pastorale 1443 – Hist. de Champfromier, p. 26-32].
Jean Moronat) (...1464...1481...) Iohannes Moronatti. Affaire de l'effraction de l'église et d'un coffre, alors que la soeur Péronette du curé surveillait pour que que le loup ne mange les cadavres du cimetière. Messire Janus Goy semble alors le prêtre officiant, et un Maître Lambert est signalé (1464) [Hist. de Champfromier, pp. 41-43]. Visite par l'évêque, le 24 mai 148 : le curé, qui ne résidait pas dans la paroisse et la faisait administrer par un prêtre du nom de Jean Bornet, se fait réprimander. Recommandations aussi d'achats et de restaurations pour le respect de la Sainte Eucharistie, et vitraux du chœur et de la chapelle Saint-Etienne (fondée dans l'église par Etienne Monact) en mauvais état, à réparer [Visite pastorale 1481– Hist. de Champfromier].
Louis Marquis (...1516...) Visite par un évêque, au nom de Jean-François de Sales, le 10 décembre 1516. L'évêque ordonne de remédier à de nombreux défauts, réparer l'encensoir, etc., refaire le chœur de l'église d'ici 4 ans, clore le cimetière d'un mur d'ici 3 ans, y avoir à la procession au moins un membre idoine de chaque maison, etc.
Jean Floquet (Flory)
(1573-1577)
Né à Cornier [74800, Vallée de l'Arve], 11 février 1573, curé de Champfromier [Dict. Rebord]. Notons que les Floquet faisaient partie des titulaires de fiefs à Cornier [Wikipédia]. Un exemplaire annoté de l'ouvrage de Genolin comporte des notes manuscrites complémentaires "ou Jean Flory, déposé de son bénéfice le 20 juillet 1577 ab simonie labem? (Dict. Rebord)" [Hist. de Champfromier, AD01, Bib 205, p. 47 en référence à des "archives"].
Jean Marquis (1577...) 20 juillet 1577, curé de Champfromier [Dict. Rebord, p. 512].
Jean Mermet
(...1581...1605...)
Jean Mermet (fils de Jean Mermet, notaire de Montanges ?) était curé de Champfromier à la visite pastorale du 12 août 1581. Le 26 octobre 1605, à celle de St- François de Sales il était en même temps archidiacre de St-Jean-Baptiste de Belley. Il ne résidait pas dans sa paroisse qu'il faisait desservir par César Guillot [Dict. Rebord, p. 525 (voir aussi Guillot)]. Le compte-rendu de visiste s'attarde sur la réglementation concernant Giron, délaissé. Son neveu présumé lui succède après sa résignation en sa faveur [Hist. de Champfromier, pp.52, 69].

En 1603 commencent les plus anciens actes de baptême conservés à Champfromier (voir ci-dessous, à cette date au nom de son vicaire). Le curé semble rédiger lui même un baptême en octobre 1606.
Claude Deloucyet? (1597) Témoin, en 1597 [Cure, notaires, f° 1 (6 juillet 1597)]. Il desservait probablement au nom de Jean Mermet.
César Guillot
(...1605...1607...1611)
Le 26 octobre 1605, lors de la visite pastorale, César Guillot fait fonction de curé en lieu et place de Jean Mermet résidant à Belley, et résigne le 12 juillet 1611 [Dict. Rebord]. Mr Césard Guillot est dit prêtre-curé de Champfromier, témoin d'un acte privé en juin 1607 [Arch. privées Ch. T., n° 6]. Il ne semblait pourtant n'en être que le vicaire, mais faisant fonction de curé... Le clocher est construit sur quatre arcs au milieu de la vieille église en 1611 par Claude Bornet, tailleur de pierre de Champfromier [Hist. de Champfromier ; Debombourg, Champfromier, p. 32 ].
Pierre Mermet
(1610/11-1663)
Il est présumé, né à Montanges vers 1590 (fils de Philibert Mermet et Rolande Durafour). On relève, "le 24 mars 1610, (lettre) dim(issoriale) pour s. ordres, à Avignon [lettre par laquelle un évêque envoie un de ses diocésains à un autre évêque pour en recevoir les ordres] ; le 12 juillet 1611, curé de Champfromier ; prêtre le 20 mai 1617 ; décédé en juin 1663" [Dict. Rebord, p. 526]. Curé de Champfromier en 1614, il n'y réside pas "pour cause d'études". C'est donc Claude Poncet son vicaire qui officie, et qui reçoit Messire Rosetain en 1614. Mention de la: pousuite des revendications à Giron, muraille de la cure à réparer. On dénombre 4 chapelles dans l'église, celles de St-Etienne, de St-Sébastien (à réparer par les Burnet sous peine de privation de sépulture), de St-Antoine et de Notre-Dame, cette dernière occupée par la confrérie du Rosaire. A signaler que Champfromier est choisi comme chef lieu d'un nouvel archiprêté (allant de Belleydoux à Anglefort). Messire Pierre Mermet (Mermety) avait visé la prébende de Belley mais il ne resta que curé de Champfromier (1632). La Guerre de 10 ans (1636-1646) provoque de sérieux troubles dans le pays (25  maisons de Monnetier incendiées en 1636 et 33 en 1639, picorées, etc.) Une visite pastorale de l'évêque est signalée en 1651, époque où la dévotion fait de grands progrès (rogations, etc.) On signale deux confréries, celle du St-Sacrement et celle du rosaire avec une chapelle dans la nef (les chapelles de St-Sébastien et St-Antoine étant à l'abandon depuis au moins 1614). La nef est voûtée en 1652. Des travaux de réparation de l'église sont payés en 1659 [Cure, notaires, f° 95 (12 octobre 1659)]. Pierre Mermet, curé de Champfromier durant 52 ans (donc depuis 1611), est mort le 12 juin 1663. [Hist. de Champfromier, p. 56-75]. Un note rapporte qu'il est mort après avoir été paralysé du côté droit durant 5 jours [Premier registre paroissial, page 369 de la pagination reconstituée].
Il est né vers 1590, ayant eu pour tuteurs, Messire Jean Mermet, archidiacre en l’église cathédrale St-Jean-Baptiste de Belley, et Me Louis Mermet, de l’année 1597 jusqu’en 1615, et il obtient contre eux des lettres de restitution de biens en 1620, étant alors prêtre, curé de Champfromier[AD21, E1364]. C'est Pierre-Antoine Mermety, juge des appellations de Mgr de Nemours en Bugey, son frère, qui est son héritier bénéficiaire. Ses biens (maison, prés, 10 vaches, champages, terres, arpages et bois au Collet, Teppaz et Pré Claret) sont mis en cense dès le 28 août 1663 (à Claude Marquis-Magnin, de Faix, moyennant 100 livres tournois, et 100 livres de beurre et de fromage) [Mss 033].
En 1625, Pierre Mermet avait été témoin à Nantua pour le renouvellement du terrier [Voir dans ce site, Us et coutumes en 1625, Mss 263]. En 1631 (le 1er février), il reçoit son diplome de bachelier de l'université de Valence, étant dit curé de Montanges, mais il se dit curé de Champfromier quand il en obtient l'insinuation (le 11 décembre) ! [AD21, E1364]. En 1633, il est témoin à l'abbaye de Chézery pour le prix-fait de construction du dortoir [3E17050, f° 15]. En 1636 (28 juin), bachelier en écologie, curé de Champfromier, un arrêt met fin à sa prétention à la prébende et archidiaconat de l'église cathédrale de Belley [AD21, B12240, f° 407]. En 1643, il se fait créancier en prêtant 70 livres [Arch. privées Ch. T., n° 18]. Il est présent et signe à la délimitation de la paroisse en 1645 [H 65]. En 1649 il signe l'avis de déposséder ceux qui sont partis depuis un an [H65]. En 1653, il avait été considéré comme suspect dans une confuse affaire de comptes et d'amodiateurs de Challamoz [Mss 187]. Au décès d'Henry Mermety à Montanges, en 1662, il est dit son oncle.

Registre paroissial de Champfrommier (En tant que parrain, Pierre Mermet signe le 18/09/1619)
Jean-Baptiste Rollet
(1663-1705)
On relève "Jean-Baptiste Rollet, né à Echallon. Lettre dimissoriale (à un autre évêque) le 1er octobre 1656, pour prêtrise. Le 1er août 1658, curé de St-Germain-de-Joux. Le 3 juillet 1663, il résigne et devient curé de Champfromier, archiprêtre du Haut-Bugey. Le 5 mai 1705, il résigne (sa cure, au profit de son neveu). Décédé le 4 juin 1712 (ac. Sal. XXII, p. 207)" [Dict. Rebord].
Né à Echallon (vers 1631), fils de Sr Arnaud Rollet et de Demoiselle Philiberte Branche, Jean-Baptiste Rollet, il fut curé de Champfromier (Champfrumy) durant 42 ans, poste obtenu par concours. Il reçoit 4  visites pastorales, en 1666, 1671, 1683 et 1702. Les comptes rendus mentionnent que deux chapelles (de l'église), St-Sébastien et St-Antoine, ne sont pas dotées. Un drap noir est préscrit pour le dos d'âne (catafalque). En 1669, Giron (Devant et Dernier) est érigé en paroisse, pris sur le territoire de Champfromier (mais son vicaire doit reconnaître comme patron le curé de Champfromier). Il fait procès puis transige de 40 à 20 euros sur une promesse non tenue par un Genolin de payer des réparations à l'église en 1701 [3E3892b, f° 1v]. En 1702, un vicaire est accordé pour seconder le curé à la charge de 1100 à 1200 âmes. Le dit curé résignera sa cure au profit de son neveu Jean-François Rolet le 5 mai 1705. Il est décédé le 3 janvier 1712 à Champfromier, archiprêtre et "ancien curé de cette paroisse de Champfromier qu'il a régit et conduit pastoralement l'espace de 50 ans [sic], après quoy il est mort âgé de 81 ans", ensepulturé dans l'église. [Hist. de Champfromier, p. 72-75, 77-88 et registres paroissiaux]. Sa mère, damoiselle Jeanne-Philiberte Branche décède à Champfromier le 10 janvier 1700. Ancien prêtre de Chamfromier, c'est lui qui bénit la chapelle de la Maréchère à Montanges, en 1706.


Jean-Baptiste Rollet signe avec ses initiales entrelacées (Registre 8/12/1666)
Jean-François Rollet
(1705-1732)
Né à Echallon, prêtre le 11 avril 1705 (...), Official de Mgr de Rossillon (...) [Dict. Rebord (Ac. Sal. XXII, p. 287)]. Clerc tonsuré du séminaire St-Lazare d'Anncecy, son oncle curé de Champfromier lui assure les ressources nécessaires à son titre clérical (une rente viagère de 60 livres) le 9 mai 1702 [3E3892, f° 69]. Après avoir été prêtre d'Echallon (douteux), Jean-François Rollet prend possession de la cure de Champfromier le 11 mai 1705, avec permission et résignation du précédent prêtre (dont il est le neveu), accord de la Cour de Rome et de l'Evêque de Genève, en présence de divers religieux et notables (le dernier prieur de Villes, les prieurs et notaire de Chézery, le diacre de Montanges) [3E17442, f° 51 (11 mai 1705)]. Mais dans la pratique il ne signera les registres qu'à partir du début de l'année 1706. Il est décédé à Champfromier, le 20 avril 1732 et fut inhumé dans le chœur de l'église. Son ministère est marqué par la reconstruction de la chapelle St-Julien en 1728 [Hist. de Champfromier, p. 88-91]. Il semble assez souvent absent, en particulier tous les actes manquent entre le 10 janvier 1728 et le 3 mai 1730, avec par exemple pour 1729, "Me Humbert Pavy, vicaire de Châtillon, faisant le service en la paroisse de Champfromier" [3E17444, f° 84 (Contrat de mariage du 14 février 1729)].
A titre personnel, il emprunte 100 livres en 1708 [3E17442 (23 janvier 1708)]. En 1728, Dlle Philiberte Jolly, veuve de Ferdinand Rollet, vivant receveur pour le Roi au bureau d’Echallon et frère du curé, demeure à Champfromier, et ils vendent leur droit de paille couchée des blés à Belleydoux, Gobet et Orvaz, pour 200 livres, à payer en draps pour faire les habits des deux fils de Philiberte (dits Louis-François et Gaspard) [3 E17443, f° 133]. Les mêmes vendent encore 100 livres de terre à Echallon, en 1729 [3E17444, f° 146]. En 1730, "Sr François-Gaspard Rollet bourgeois d’Echallon demeurant audit Champfromier", présumé l'un des fils de Philiberte, est témoin à un testament [3E17459, Testament, n° 28 (17 juillet 1730)].

Signature, le 11/05/1705, jour de sa prise de possession
Jean Genolin-Pochy
(1732-mai 1741)
Né à Aillon-en-Bauges (CI-10325), fils de Noël (fils de Roland) et de Jeanne Godet, de famille Champfromérande (la famille avait quitté Champfromier pour Aillon vers 1640 pour échapper dit-on aux désastres de la guere entre Gris et Cuanais), il fut le plus illustre des prêtres de la famille Génolin. Nommé à Champfromier en 1732, il semble toutefois n'avoir quitté Arlod qu'en 1734, et, nommé à Gex en 1740, il ne résignait sa cure de Champfromier que le 25 avril 1741. Ses registres comportent des notes et son tenus d'une très belle écriture. Le premier, pour l'année 1732, comporte une page de titre qui ne manque pas d'assurance : "Au nom de Dieu, Régistre de l'Eglise de Champfromier, Genolin Curé et licentié en droit canon et civil en l'Université de Dijon", mais le premier acte est celui du décès en avril du curé précédent et l'acte suivant de mai (une épouse dont il n'indique que le prénom, et le suivant un baptême dont la marraine manque !), ce qui semble traduire des réorganisations et lacunes évidentes des premiers actes de 1732... Par la suite, c'est assez souvent le vicaire qui officie pour les BMS (jusqu'en 1733) et le Sr Genolin qui rédige ultérieurement et signe. Jean Genolin est décédé en 1747, chanoine de St-Pierre de Genève, official du diocèse [Hist. de Champfromier, p. 95-98, 230]. En 1742, étant à la fois curé de Champfromier et de Gex, et ayant finalement choisi Gex, il avait rétrocédé ses revenus de l'année à Champfromier, pour la réalisation des collatéraux de l'église (note de 1777 dans le registre paroissial). Voir aussi à sa fiche de naissance.

Rédacteur d'un testament de famille Genolin-Pochy en 1736

En marge de la religion, diverses tractations furent passées à la maison curiale, comme cette promesse de payement de 1600 livres par une promesse de mariage non tenue entre enfants de notables de la région, en 1735 [3 E17448a, f° 21].
François Humbert
(mai 1741-février 1764)
François Humbert, né à Belleydoux le 9 mars 1674 (fils de François), est décédé le 7 janvier 1768 à Champfromier et fut inhumé dans le chœur de l'église. Il a laissé de nombreuses notes religieuses (décimateurs, mobilier de l'église et de la chapelle, agrandissement de l'église avec des tufs, bénédiction d'une nouvelle cloche en 1750 (cloche de plus de 400 ans, refondue, pesant 8 quintaux, baptisée Martine, dont le parrain est Joseph Meygret, prêtre et vicaire de la Champfromier, et la marraine Marion Baudy), reconstruction de la maison presbytérale, de la grange et du lavoir de la cure en 1754, mission, etc. ) ou de faits de vie (météorologie et agriculture, chemins, four à chaux, tufs, etc.) dans ses registres paroissiaux. Ancien curé d'Ochiaz (1708-1740), il prend possesion de la cure de Champfromier, en présence de plusieurs notables, et signe (ci-dessous), le 4 mai 1741 [3E17451, f° 139 (4 mai 1741)], fait expertiser la cure, délaissée compte tenu d'un ancien projet d'agrandissement de l'église, en 1742 [3E17451, f° 544 (16 septembre 1742)]. En 1760, il donne en rente 540 livres à lui dues par des paroissiens, en fondation pour l'huile d'une lampe ardente devant le Très Saint Sacrement et dont les paroissiens n'avaient jamais réalisé l'exécution [Cure, documents divers, f°8 (26 août 1760)]. Outre cette somme il avait aussi prêté d'autres sommes d'argent, par actes notariés passé à la cure [ 3 E13537, f° 49]. Il héberge sa nièce, Dlle Marie Tardy d'Hotonne, laquelle prête 100 livres provenant de ses gages, en 1763 [3E 17466, f° 189]. Il résigna sa cure en 1764. [Hist. de Champfromier, p. 101-105 (voir détails) et extraits des notes dans Debombourg, Champfromier, p. 30-38]. Il avait encore une chambre et une cave à la cure, et Marie Tardit sa nièce était présente, lorsqu'il est décédé en 1768. Les scellés furent mis à ses biens (4 garde-robles et coffres, et 4 tonneaux de vins rouge et blanc), car Pierre-Emmanuel Humbert, son unique héritier avocat à la Cour de Dijon, n'habitait évidemment plus la province [25B531, liasse 169]. Rebord retrace sa carrière: lettres dimissoriales pour prêtrise le 15 septembre 1700, Ochiaz le 28 février 1708, Arlod le 12 septembre 1730, résignation d'Ochiaz le 25 avril 1741 pour l'archiprêtré de Champfromier .

A titre personnel, il avait un granger à Ochiaz (lieu-dit Sougey), lequel lui payait 177 livres de rente annuelle, et il lui passa un contrat en 1752 pour qu'il lui construise là une maison de prix convenu de 400 livres, en déduisant les rentes le temps au granger d'être payé[3E17456b, f° 159]. En 1760 il fera une fondation de 27 livres pour la lampe ardente de Champfromier [AD74, 1G128 (2Mi 102), f° 338v].
Jean-Antoine Genolin-Pochy
(Fin février 1764-oct. 1792)
Jean-Antoine Genolin [CI-11778] (de la branche des Pochy), fils de Joseph et de Andréanne Berrod, est né le 22 juillet 1732 aux Sanges (ferme de Montanges). Il est prêtre le 18 septembre 1756 [Dict. Rebord (voir aussi d'autres compléments)]. Il obtient la cure de Champfromier en 1764, suite à la démission de son prédécesseur (qui signe les actes jusqu'au 15 février). Le 28 février il officie pour ses trois premiers mariages, du même jour, avec pour identiques témoins les "honorables" Joseph et André Genolin, et autres Famy et Couderier, visiblement présents non pour les mariés mais pour son installation ! Il était très proche des habitants, les rencontrant jusque dans les champs, et payant de sa poche pour clore des procès. Il reçoit Mgr Biord, évêque de Genève, le 12 juin 1766, avec procès verbal : 200 feux, 800 communiants, 1200 âmes, revenus de la cure (Maison presbytérale avec grange, jardin, chènevière, verger, journaux de terre au Moulin d'Enfer et autres lieux, parts de dîmes ramassées dans 3 granges, etc.). Les deux confréries du Rosaire et du Saint-Sacrement existent toujours. Comme pour son prédécesseur, ses notes nous renseignent sur la religion (couverture à neuf du clocher en 1765 et du côté bise de la nef en 1774, reconstruction du chœur en 1777, achat de bannière, de deux confessionnaux, missions de 1769 et de 1777, et consécration de l'église presque neuve sous le vocable de St-Martin le 15 juin 1779), les épidémies (têtes chauves en septembre 1773), les incendies (grange de la dîme et des 4 maisons voisines de Communal en 1778), etc. [Hist. de Champfromier, p. 107-114 (voir détails) et 230 et extraits des notes dans Debombourg, Champfromier, p. 32 et 38-46].
On lui doit le remarquable dénombrement de 1774 (223 maisons). A l'approche de la Révolution, les notes de Genolin insistent sur les conséquences de la météorologie [Voir compléments dans Hist. de Champfromier, p. 115-121].

Révolution. Si Jean-Antoine Genolinl accepte la Constitution (26 décembre 1790), par contre en 1792 il refuse de lire le mandement de carême de l'évêque constitutionnel de Belley. Ce refus, conforme à sa conscience, aura pour conséquence que qu'il ne sera plus payé à partir d'octobre 1792. En septembre 1792, il se réfugie en Suisse, à Promassens. Rentré en mai 1795, vendu par un traître, il fut arrêté par la gendarmerie (à la grange du Châté ?) et interné à Brou, où il mourut le 4 septembre 1796. [Hist. de Champfromier, p. 120, 138-139, 158-159, 230].
Collomb, vicaire, signe presque tous les actes des registres BMS de 1790. Genolin, curé, en signe alors quelques-uns comme le baptême de Roland Ducré, le 8 avril 1790, la certification de fin d'année, et presque tous les actes de 1791 et du début 1792.

Signature à la visite paroissiale de 1766
Claude-Antoine Colomb
(octobre 1792-...)
L'acte de sépulture de Joseph-Marie Grisard, le 18 septembre 1792, est le signe d'un profond changement à Champfromier , puisque le prêtre officiant n'est plus Genolin mais "Claude Joseph Durier, prêtre et vicaire à Montanges", lequel ajoute à la date de l'acte "l'an quatrième de la liberté et le premier de l'égalité". Le 20 septembre, c'est "Roch, vic. épiscopal" qui rédige et signe les actes.

Claude-Antoine Colomb (né vers 1763 à St-Claude, Jura) est nommé prêtre constitutionnel de Champfromier le 23 septembre 1792 et il prend ses fonction de prêtre desservant le 20 octobre 1792. Dès le lendemain commencent les actes signés "Colomb, curé" (avec un seul "l", contrairement à un vicaire qui l'avait précédé).

Le 1er janvier 1793 commencent à Champfromier les actes civils. Le 5 janvier 1793 est rédigé l'inventaire détaillé de tout ce qui sert au culte catholique pour être enlevé ensuite [Hist. de Champfromier, p. 140-147]. En 1793, la charpente de l'église est démolie sur ordre des révolutionnaires [Debombourg, Champfromier, p. 32]. Ce prêtre a suscité du ressentiment dans la population. C'est ainsi que des époux souhaiteront plus tard l'annulation de leur mariage, "pour dire que s'étant présentés pardevant le citoyen Collomb, intrus dans la paroisse de Champfromier, dans le courant de février 1793", ils souhaitent contracter un nouveau [Mariage réfractaire de Louis-Roland Ducret (17 décembre 1794, par F. Colliex !)].
Les prêtres de la 24e mission
(1794-1802)
Parallèlement aux prêtres constitutionnels, le diocèse d'Annecy avait attaché Champfromier à la 24e mission, circonscription religieuse où exerçaient en cachettes des prêtres désignés, lesquels procédaient aussi aux baptêmes, mariages et derniers sacrements. Pour Champfromier (principalement à la Grange de Châté) ces prêtres furent le curé Génolin lui-même, J.-M. Jeantet (vers 1795/96, semblant le Joseph-Marie né à Brénod ), l'abbé Martin Juilland, né à Champfromier [CI-2886] en 1768, arrêté en septembre 1797, déporté à l'Ile de Ré (6e convoi), évadé, poursuivi, décédé le 14 septembre 1801 et inhumé à Chézery, Joseph Genolin (ancien curé d'Echallon, chef de mission), M. Piquet, M. Vuillermoz, M. Grand-Clément, M. Picollet, M. Colomb, M. Bettand, M. Delestra (à la Combe-Jean) et, durant six années à partir de 1796, M. Jean-Marie Bornet [CI-2532, mort en 1802] [Hist. de Champfromier, p. 159-163]. François Colliex, ancien réfractaire emprisonné et évadé durant la Révolution, œuvra occasionnellement à Champfromier pour suppléer l'abbé Julliand [Histoire de l’Église de Genève, Fleury, tome 3, pp. 109-116 et 338  ; Hist. de Champfromier, p. 161-174, dont la note p. 174 ; Chézery, par Laubepin, pp. 29-32 (Colliex et Juilliand)].
En 1798, par crainte d'écroulement, les arcs du clocher central de 1611 de l'église sont démolis et remplacés par une voûte [Debombourg, Champfromier, p. 32].
François Colliex
(après le Concordat,
30 septembre 1803-1809)
Né à Billiat [Dic. Rebord (à voir pour compléments]. Après le Concordat (signé le 15 juillet 1801), tout le département de l'Ain entre dans le diocèse de Lyon (au lieu de celui de Genève, supprimé). Le clergé peut à nouveau gérer la nomination des prêtres. Pour Champfromier, c'est finalement François Colliex (et non M. Marestan) qui est nommé. Il prend possession le 30 septembre 1803. Le Conseil municipal (nommé par le préfet) se préoccupe de faire réparer l'église (voûte, horloge, adjudication prise par François DUCRET, charpentier de Champfromier, associé à François FAMY). Il faut aussi rétablir l'ordre en faisant défense aux habitants de se trouver dans les cabarets durant les offices divins ! Un Conseil de fabrique est installé en 1806. Joseph HUMBERT, dépositaire d'une somme de 253 livres la remet au trésorier. Il est nommé, avec Nicolas DUCRET, clerc de la paroisse (chargés de détenir les clés, nettoyer l'église, faire les cierges, blanchir le linge, etc.). Le grand chantier sera en 1806 la reconstruction d'un petit clocher sur la grande porte de l'église, en remplacement du clocher détruit des suites de la Révolution, sous la direction de Jean-Roland TOURNIER, avec le zèle des habitants, et de Nicolas DUCRET, marguiller. Des habitants offrent des ornements en leur possession, calices, chandeliers, ornements vestimentaires. Le rachat de la maison curiale qui avait été vendue sous la Révolution, rachat souhaité depuis 1802 ne sera effectif qu'en 1809. La maison menace alors ruine totale. M. Colliex ouvre une école presbytérale, où l'on étudie le latin. La vocation du sacerdoce viendra ainsi à plusieurs champfromérands, et celle de religieuse à Marie Rendu, de Confort. En mai 1809, François Colliex (né à Billiat en 1766, mort curé d'Ambérieu en 1841) est appelé à la cure cantonale de Châtillon [Histoire de l’Église de Genève, Fleury, tome 3, pp. 109-116 ; Debombourg, Champfromier, p. 33 ; Hist. de Champfromier, p. 175-187].
Jean-François Augier
(1809-1832)
L'abbé Jean-François Augier est né le 25 mars 1777 au Petit-Abergement, et il est mort le 13 juin 1854 au château de Pont d'Ain, bien que possédant une maison à Champfromier, rue du Vieux-Bourg. Erigé le 28 aôut 1808, suivant les annuaire (mais ne signant les actes de Champfromier qu'à partir du 4 juin 1809), il était très attaché aux coutumes du pays et exigeait que les hommes soient en blouse de toile bleue et les femmes le tablier à bavette. On lui lui doit le remplacement de la cloche, cassée en 1810, par deux nouvelles cloches, mais on lui est surtout redevable de l'église actuelle. La reconstruction complète de l'église est un gros chantier (rien que pour les fondations, il faut enlever 1276 mètres cubes de terre sablonneuse) durant lequel les messes sont dites au presbytère. L'église reconstruite dès 1825 est consacrée par Mgr Devie le 3 octobre 1827. Selon les sources, le coût varie entre 30 et 100 mille francs, et aurait ruiné la commune pour un siècle ! Un chemin de croix y fut placé en 1832, et une confrérie du Rosaire (en souvenir de la guirlande de rose portée en couronne sur la tête de la Sainte Vierge) fut établie la même année. Fatigué il laissa son poste en cette même année 1832 pour prendre celui de vicaire de la paroisse, puis de curé de Léaz et enfin de Passin [Hist. de Champfromier, p. 189-200 (voir détails) et Debombourg, Champfromier, p. 32-34].
François-Daniel Bourlot
(1832-1838)
Né à Brénod le 25 décembre 1800, il est décédé à Pont d'Ain le 12 avril 1888. Erigé prêtre le 28 août 1808, d'après l'annuaire de 1833 [vue 62, page 59], etc., il prit possession de sa cure de Champfromier le 1er octobre 1832 et poursuivit le travail de son prédécesseur en se consacrant aux aménagements intérieurs de l'église (Autels collatéraux - Sainte Vierge et Sacré-cœur -, fonts baptismaux, appui de communion et chaire à prêcher) qu'il fit réaliser avec l'aide de très importantes souscriptions volontaires et ainsi de 3455 fr. provenant du Conseil de fabrique. François, Jean, Nicolas et André HUMBERT, frères, prêtres, et Julienne MARQUIS leur mère, firent dont de la chaire. Ainsi parée, l'église reçu Mgr Devie le 5 mai 1838, avec procession, 500 personnes ayant communié (dont 36 premiers communiants). Il créa les confréries du Saint-sacrement et du Sacré-cœur. Ses qualités l'appelèrent d'abord à la charge d'économe de la maison de Pont d'Ain, le 19 octobre 1838 [Hist. de Champfromier, p. 201-203].
Jean-François Robert
(1838-1859)
Jean-François Robert, né le 12 décembre 1803 à Saint-Privat (Haute-Loire), est décédé le 18 février 1876 dans le diocèse de Lyon. Erigé le 28 août 1808 (Annuaire de l'Ain de 1839, p. 57), il prend possession de la cure de Champfromier le 20 octobre 1838 et poursuit, lui aussi, l'ornementation de l'église, en particulier avec les trois tableaux qui étaient encore en place en 1918. Mais on retiendra surtout que c'est sous son ministère que fut inaugurée sur le rocher de Joraine la statue de la Sainte Vierge. Agé de 56 ans, il donna sa démission le 1er juillet 1859 [Hist. de Champfromier, p. 203-205].
Héli-François Perrier
(1859-1870)
Né à Arbent (Ain) le 16 avril 1819, il est décédé à Champfromier le 7 mars 1870 et y fut inhumé. Il avait pris possession de la cure de Champfromier le 1er juillet 1859. Sous son ministère, il accueille à deux reprises Mgr Gérault de Langalerie (4 mai 1860, et 11 mai 1865 pour la clôture d'un jubilé). Le Conseil de fabrique vota l'achat de deux confessionnaux, de meubles pour la sacristie et d'un tambour à la grande porte "attendu la longueur de l'hiver". En 1863, le clerc ne veut plus être payé en demi-mesure de blé (etc.), il recevra donc 200 fr. par an. Le prêtre fait placer des bancs dans l'église. Toutefois le prélat, à la santé fragile, note qu'il n'y a plus assez de travail dans le pays : "De là, beaucoup de filles vont à Lyon et travaillent sous la surveillance de plus anciennes. Leur conduite est bonne, mais un grand nombre meurent de la poitrine" ! [Hist. de Champfromier, p. 205-208].
François-Marie Poncet
(1870-1876)
François-Marie Poncet est né à Belleydoux le 31 juillet 1831 ; il est mort le 21 mai 1913 à Bourg et repose à Belleydoux. Il est envoyé à Champfromier le 22 mai 1870. Il doit gérer les réparations à l'église, au cimetière et à la chapelle. Plusieurs dons anonymes permettent d'organiser une mission en 1874, une retraite préparatoire à la fête du Saint Rosaire, des exercices du jubilé. Une fondation de 1200 fr est offerte par Etienne TOURNIER, Jean-Marie TERRAS et Philomène CHEVRON. Ce prêtre quitte notre paroisse pour celle plus importante de Saint-Nizier-le-Bouchou le 1er août 1876. [Hist. de Champfromier, p. 209-212]. Il semble mort vers 1913 (bienfaiteur de la cure de Cjhampfromier à cette date)
Marie-Louis-François-Georges Musy
(1876-1894)
Né à Lantenay (Outriaz) le 26 novembre 1843, l'abbé Musy est décédé à Champfromier le 9 juin 1894, après une longue maladie. Il gagna toutes les sympathies et put ainsi facilement faire restaurer le clocher de l'église, lui donnant une forme plus élancée. Le groupe scolaire du Pont d'Enfer fut inauguré en 1889 et le presbytère pris place dans l'ancienne école, aménagée, en 1892-93 [Hist. de Champfromier, p. 212-215]. Il est dit nommé curé de Cerdon et est remplacé par M. Visinet, desservant de Lélex, dès le mois de mai 1893 [L'Abeille, du 07/05/1893]. Ancien directeur du Collège de Ferney, curé de Champfromier, il vient de mourir à l'âge de 51 ans (...) [L'Abeille, du 10/06/1894].
François-Elie Dunand
(1894-1896)
Il est né à Songieu (Ain) le 15 mars 1836 et il est mort un an après son départ de Champfromier, le 13 décembre 1897 à Revonnas. Ancien vicaire de la paroisse durant 3 ans (1863-1866), curé de Chanoz-Châtenay, il fut nommé prêtre de Champfromier, par décision de l'évêque de Belley, le 12 juillet 1894 et n'y resta avec difficultés que 2 ans, malade. On retiendra de son ministère la prédication d'une mission en 1897. Il partit pour Révonnas, plus petite paroisse [Hist. de Champfromier, p. 215-216 -- L'Abeille, du 08/07/1894].
François-Auguste Beaufort
(1896-1905)
Né à Loye le 14 décembre 1858, il est mort après 1918, où en cette année-là il était archiprêtre de Poncin. Il fut installé à Champfromier le 12 novembre 1896. Mgr Luçon vint bénir le nouveau cimetière acquis par la commune (22 mai 1897). Une troisième cloche, dont les souscriptions avaient été recueillies par l'abbé Musy, fut bénite le 18 juin 1899. [Hist. de Champfromier, p. 216-218 (et Pré-inventaire, p. 136)].
Jean Bornuat
(1905-1918)
Jean Bornuat est né à Bâgé-le-Châtel le 22 juillet 1868. Il est installé à Champfromier le 12 février 1905 et l'était encore en 1918 quand l'abbé Génolin rédigea son Histoire de Champfromier. Il est bientôt confronté à la Séparation de l'Eglise et de l'Etat : le 12 mars 1906, c'est l'inventaire des biens de l'église. Il répond en lisant la protestation demandée par l'évêque, pendant que 150 personnes priaient. Le culte est supprimé à la Pesse et la Combe d'Evuaz revient de fait sous la houlette du curé de Champfromier. En 1907, à l'occasion de l'implantation à Evuaz d'une croix (aujourd'hui disparue) offerte par la famille VUILLERMOZ, une messe est célébrée sur place (Voir CP 154). Durant la guerre, les paroisses voisines sont privées de leurs prêtres par mobilisation. Aussi Jean Bornuat étand sa charge à Giron, Chézery et Lélex ! Il s'occupe aussi de l'entretien des édifices du culte de Champfromier, comme la chapelle St-Julien et de nouvelles statues pour l'église. Il organise une mission en 1910. [Hist. de Champfromier, p. 219-224, dont la description détaillée de l'église et de son mobilier ; Photographie (ci-contre), devant la chapelle (p.12-13) . Voir aussi La Combe d'Evaz, p. 90].
Claude Roupioz (1918-1925) Né à Boussy, le 14 février 1869. Excorporé pour le diocèse de Belley en 1892. Prêtre le 23 décembre 1893. Professeur au petit séminaire de Meximieux en 1893. Vicaire de Foissiat en 1898, curé de Longecombe en 1903, d'Arlod en 1907, de Champfromier en 1918. Retiré à Vaulx en 1925 et dans sa famille en 1934. Décédé le 15 avril 1938 [Dict. Rebord, suppl. de 1963, p. 1043]. Il fut mis au repos pour raison de santé par les médecins. Il restaura l'église, intérieurement et extérieurement. Au village il laisse le souvenir d'un prêtre qui ne recevait que les gens de Champfromier !
Jean Pochet
(1925-1956)
Né le 18 février 1880 à Bellegarde (Ain), fils de Joseph Justin Pochet, douanier, et de Célestine Joséphine Grosgojat, il est décédé le 14 août 1956 à Nantua, âgé de 76 ans, et fut inhumé le vendredi 17 à Champfromier. D'abord vicaire de Coligny (1905), puis de Miribel (1908), il fut ensuite curé de Mérignat (1910) puis de Champfromier où il fut installé le 26 juillet 1925, et où il resta durant plus de 30 ans, dans cette paroisse qui avait fourni 41 prêtres au siècle dernier. Durant la tourmente de la guerre, il avait été sergent, trois fois cité, décoré de la Croix de guerre. Il était déjà bouliste à Mérignat, où il est présent sur une photo en compagnie de l'équipe du village. Il inaugura la Croix de Champfromier, au tunnel de Giron [Document G. Juillard ; Archives de Belley-Ars]. Vieillissant, malade (prostate ?), plusieurs cérémonies prirent fin dans les dernières années de sa présence à Champfromier, en particulier les deux processions de la Fête-Dieu et celle du 15 août à la Vierge des Georennes. En 1934, il participait au journal mensuel "La Voix de St-Roland, Journal pour Champfromier, Chézery et Forens". L'abbé Jean Pochet (1880-1956) est inhumé à Champfromier (sous le prénom de Joseph), dans le même caveau que les deux prêtres suivants et l'abbé Aimé Poncet.
Alfio Vicari (1956-1965) Curé de Champfromier et Chézery, Alfio Vicari est né à Gonzague, Italie, en 1910 ; il est décédé en 2002 et est inhumé à Champfromier, dans le caveau de l'abbé Pochet. Il est recensé en 1962, avec sa mère (d'origine Italienne, et décédée en 1964). Il fut le dernier à dire la messe en soutane (la première année), avant de porter l'habit. De même c'est de son temps que, prêtre, il cessa de tourner le dos à ses paroissiens durant la messe. Apprécié de presque tous, il fut muté suite à des plaintes sur son reniement du célibat (curé de Confort en 1965).
André Baissot (1965-1973) Curé de Champfromier et Chézery, André Emile Victor Ferdinand Baissot est né le 10 juillet 1909 à Divonnes-les-Bains (Ain). Il est arrivé à Champfromier juste après les communions de 1965. Il était encore prêtre à Champfromier lorsque les boiseries du chœur furent supprimées. André Baissot est décédé le 26 novembre 1972 et est inhumé à Champfromier, dans le caveau de l'abbé Pochet.
Michel Laubépin (1973-1978) Curé de Champfromier et Chézery, Michel Laubépin est né à Leyment (Ain) le 15 août 1941. Il était curé de Nantua en 1978. Il est l'auteur d'une brochure, Chézery, Histoire et Tradition, publiée en 1974.
Camille Bruchon (1978-1987) Né à Gilley (Doubs) en 1911, il fut missionnaire en Haïti. Arrivé à Champfromier en 1978, il démissionne, malde, le 1er mars 1987. Il est le dernier à avoir eu son logement à la cure de Champfromier.
Michel Matringe (1987-1990) Il résidait à Billat.
Albert Genton (1990-1992) Il résidait à Bellegarde-sur-Valserine.
Arsène Caby (1992-1996)  
Lucien Ramel (1996)  
Jean Venard
(2005-2010)

Confesseur des religieuses, il faisait fonction de prêtre de la paroisse. Originaire d'Oyonnax, âgé de 84 ans, ses funérailles eurent lieu à Champfromier, le 10 février 2010. Compléments : voir La Tribune du 11/02/2010.
Mélédi Samuel (2011) Le secteur pastoral de Bellegarde compte trois prêtres, dont Dieudonné Mvuatu, curé doyen. Mais c'est Samuel MELEDI,  prêtre auxiliaire de ce secteur, qui officie pour les Clarisses et à l'église de Champfromier.
2) LISTE DES VICAIRES DE CHAMPFROMIER
Vicaires Notes
Humbert Barachin (1411) Humbert Barrachin, vicaire, exerce sans autorisation, et son curé est absent (à la Cour de Rome) ! [Visite pastorale].
François Valet (1414) Vicaire du curé Aubert Placard [Visite pastorale].
...  
César Guilliot
(1605-1611 ?)
C'est César Guillot qui exerce de fait à Champfromier la charge de son curé [Hist. de Champfromier, p. 52].
Les actes les plus anciens des registres paroissiaux sont des baptêmes de l'année 1603 (mais presque illisibles). En 1604, on observe que l'ortographe, celle du vicaire, est approximative, du moins pour les mois (settembre, désembre, etc.) Dès lors il n'est pas surprenant de trouver des graphies telles que Chanfrumier, Cumunal ou le Borjat (Bordaz), et même de Seysiry (Chésery) ou de Challon (Echallon) ! Cité dans un baptême en mars 1606, comme vicaire de Champfromier sous le nom de "Cézar Gulliot", c'est donc bien lui qui aurait rédigé les premiers actes encore conservés en mairie. Il se dit curé de Champfromier, témoin d'un acte privé en 1607 [Arch. privées Ch. T., n° 6]. Mais, parrain le 31 juillet 1605 et le 17 mars 1610, il était alors prêtre de Massignieu [01300]...
Claude Poncet
(1611-1614...)
Comme pour son prédécesseur, c'est lui qui de fait exerce à Champfromier [Hist. de Champfromier, p. 56]. Il atteste qu'il commence le livre des baptêmes le premier août 1611 [Registre paroissial, p. 35r]
(1702)...
(1726)
Il semble s'écouler une longue période sans vicaire. Mais en 1702 les paroissiens argumentant de 11000 à 1200 habitants, et plus de 700 communiants demande et obtienne un qu'un vicaire soit nommé [AD74, 1G122, f° 338v].
En 1726, un Jean Genolin-Pochy (le futur curé de Naves ? CI-10325 ?) est clerc tonsuré de Champfromier.
Jean-François Duprost [Gros-Duproz] (1730-1732) Jean-François Gros-Duproz est fils de Claude, notaire à Chézery et de Marguerite Grossiord [B. Guyot]. Il a baptisé plusieurs enfants, dont en premier Jean-François Mermillon (7 mai 1730) et le dernier le 14 décembre 1732. Pour l'inhumation du curé Rollet en avril 1732, les sieurs Duproz et Manjot (voir en 1734) sont dits ses vicaires.
Jean-François Duproz, prêtre-vicaire de Champfromier, est témoin qui signe "JDuproz" au testament Genolin des Sanges en 1732 [3E17459, Testament, n° 63 (23 novembre 1732)].
Humbert Pavy (1732) Comme en 1729 (vicaire de Châtillon, officiant à Champfromier), il rédige les actes à la place du curé à partir de décembre 1732 (baptême du 17 décembre 1732). Mais en janvier 1733 (baptême de Françoise Famy, fille du chirurgien de Champfromier), il était desservant à Musinens. Me Humbert Pavy, prêtre et vicaire de Champfromier, est témmoin d'un acte notarié, et signe, en 1733 [3E17447, f° 189 (5 juillet 1733)].
Manjot (1734-1735) Il était dit l'un des deux vicaires de Champfromier en 1732 (au décès du curé) Il baptise à Giron, en l'absence du curé de Champfromier (24 juin 1734). Il est encore vicaire le 21 février 1735.
Louis Marinet (1736-39) Me Louis Marinet vicaire du lieu, est témoin à la cure et signe "Marinet", en décembre 1736 [3E17448b, f° 256]. Le sieur "Marinet" est prêtre-vicaire de Champfromier en 1738 [AD39, 5MI 145 (Mariage du 24/11/1738)]. "Louis Marinet" est témoin vicaire de Champfromier, et signe "Marinet", en 1739 [3E17450a, f° 34], prêtre-vicaire de Champfromier, témoin lors d'une reconnaissance de baptême, en 1739 [Registres, acte placé fin 1703].
Jantet (1740-41) Il rédige les registres une bonne partie de l'année 1740. "Me Jantet, natif de Brénod, fut vicaire de Champfromier dès le 12 may 1740 jusqu'à la fin de 1741" [Note en marge et sous l'acte du 15 septembre 1740]. Il est présent et signe (ci-dessous) à la prise de possession de la cure de Champfromier par le curé Humbert en 1741 [3E17451, f° 139 (4 mai 1741)].
CF Mermet (1742) Claude-François Mermet est vicaire de Champfromier (signe CF entrelacés suisit de "mermet vre") en 1742 [3E17451, f° 544 (16 septembre 1742), Etat de la cure].
Joseph Meygret [Meigret] (1746-1753) Il est vicaire de 1746 à 1753, parrain dès le 2 octobre 1746, témoin qui signe (" j Meygret. v. ") en 1751 et à un testament en 1753. En 1750 il fut le parrain de la cloche Martine qu'il avait vraisemblablement fait refondre. Le vicaire semble natif d'Hauteville, ainsi qu'il est mentionné lorsqu'il assiste à la bénédiction de la grosse cloche de Giron, en 1752, un vrai baptême ! [Acte 44 des registres paroissiaux de Champfromier !]
Antoine-Auguste Grumeau (1754) Son nom apparaît dans les registres paroissiaux dès févier 1754 (son prénom, acte 29 de 1754).
Machet (1755) Attesté en août 1755, "mon vicaire" dit le curé Humbert
Ballet (1756-1757) Il officie parfois de début 1756 jusqu'en octobre 1757. Témoin à Montanges , prêtre-vicaire de Champfromier, qui signe "Ballet", en 1756 [3E17462, f° 71].
Jean Foresy (1757-1764) Il supplée l'abbé Humbert à partir de novembre 1757 et au moins jusqu'à la démission de son curé en février 1764. Le visite pastorale de 1766 encourage à les paroissiens à se pourvoir pour obtenir la portion congrue d'un vicaire, lesquels précédents exerçaient dont bénévolement.
André-Marie Genolin (1767, 1773) De famille de Montanges (les Quarts), de la branche des Genolin-Pochy, André-Marie [CI-2001] est décédé à Champfromier de la fièvre typhoïde, le 6  juillet 1773, âgé de 31 ans, et fut inhumé le lendemain [Hist. de Champfromier, p. 98, 111, 231].
Claude-André Bouillet (1773-1774) Le vicaire Bouillet rédige les actes paroissiaux depuis le début octobre 1773 jusqu'à la fin  mai 1774.
Claude-François Genolin (1774-1778) Claude-François Genolin [CI-2174], vicaire du prêtre de même nom, il rédige souvent les actes (depuis la fin mai 1774 jusqu'en novembre 1778) et signe "Genolin vic". Il est témoin à un testament Tournier en 1775, où son prénom est précisé [3E17475, f° 128].
Joseph Mermet (1778-1780) Il rédige et signe "J. Mermoz" des actes du registre paroissial de la fin novembre 1778 à mai 1780. Révérend Me Joseph Mermet, vicaire de Champfromier était témoin d'un acte notarié et signait le 30 mars 1780 [AD01, 3E17079, p. 36].
Morel (1780) Il rédige et signe quelques actes du registre paroissial depuis mai 1780.
Pierre Collomb (oct. 1780-...) Vicaire de Genolin, comme lui, lors de la Révolution, il accepte la Constitution, et tous les changements postérieurs, contrairement à son curé. Il sera donc désigné pour remplacer ce dernier comme prêtre de la paroisse à partir d'octobre 1792. Il signe les registres "Collomb Vicaire", avec deux "l", contrairement au futur curé Colomb.
Roch (sept. 1792) Roch, signe "Roch vic= épiscopal" dès septembre 1792.
Jean-Claude Goux (1814) Né à Seyssel en 1789, il est ordonné prêtre en 1814, et est nommé d'abord comme vicaire de Champfromier (et signe plusieurs actes en 1814), puis curé de Giron, et de Champdor en 1818. Il est surtout connu pour son cathéchisme en créole (1842), ayant été nommé missionnaire en Martinique à partir de 1834 [Le fabuleux destin... (page 40), par PPA (2007)].
Martinod (1819/20) Mention à l'annuaire de 1819/20 [vue et page 106]
Mermod (1821) Mention à l'annuaire de 1821 [vue 62, page 61]
Bourselin (1822) Erigé le 3 septembre 1818, d'après l'annuaire de 1822 [vue 100, page 99]
Humbert (1823/24) Erigé le 3 septembre 1818, d'après l'annuaire de 1823/24 [vue et page 98]
Sibuet (1827/28) Erigé le 3 septembre 1818, d'après l'annuaire de 1827/28 [vue 67, page 65]
Massonnet (1830-32) Erigé le 3 septembre 1818, d'après l'annuaire de 1829/30 [vue 265, page 67 (de 1830)], etc.
Jean-François Augier (1832-33) Ancien curé de cette paroisse, il avait pris pour une petite année le poste de vicaire [Hist. de Champfromier, p. 200-201].
François Chamard
(1er septembre 1833-1838)
Erigé le 3 septembre 1818 [Annuaire de l'Ain (1835/36), p. 67, et autres – Hist. de Champfromier, p. 201]. Présent à Chézery pour le transfert des ossements de St-Roland, en 1838 [Echo paroissial de Chézery].
Auguste-François Andruétan
(2 juin 1838)
[Sources : Hist. de Champfromier, p. 201, et recensement de 1841].
Philibert Vincent
(1er janvier 1842)
[Source : Hist. de Champfromier, p. 204].
Luc-Grégoire Mercier
(1er octobre 1845)
[Source : Hist. de Champfromier, p. 204].
Denis-Louis Gautherin
(29 janvier 1847)
[Source : Hist. de Champfromier, p. 204].
Jean-Louis Bramerel
(10 septembre 1848)
[Source : Hist. de Champfromier, p. 204].
Félix Game
(1er mars 1849)
[Source : Hist. de Champfromier, p. 204].
Jean-Louis Récannet
(Octobre 1849-1851)
Erigé le 5 septembre 1818, il est cité en 1850 [Annuaire de l'Ain (p. 78 (vue 146) – Hist. de Champfromier, p. 204, et recensement de 1851].
Claude-Joseph-Alphonse Dubois
(1er octobre 1852)
[Source : Hist. de Champfromier, p. 204].
Jean-François Bobillon
(1er juillet 1854-1857)
Mention de Bobillon (érigé le 5 septembre 1818) dans l'annuaire de l'Ain de 1855/56 [p. 64 (vue 86)], et en 1857. Il quitta Champfromier en 1857 mais ne fut pas remplacé [Source : Hist. de Champfromier, p. 204].
(néant)  
Marin Caron (Janvier 1861) Le vicariat est rétabli en 1861 [Source : Hist. de Champfromier, p. 207].
Françoix Grofillex (Octobre 1861) [Source : Hist. de Champfromier, p. 207].
... Chardon (Janvier 1862) [Source : Hist. de Champfromier, p. 207].
François-Elie Dunand
(Août 1863-1865)
Il deviendra prêtre de Champfromier en 1894 [Source : Hist. de Champfromier, p. 207]. Mention Dunand dans l'annuaire de l'Ain de 1865 [p. 70 (vue 88)],
... Truche (1867 et 1870) [Source : Hist. de Champfromier, p. 207].
... Fritsch (1869) [Source : Hist. de Champfromier, p. 207].
Henri Guillon (1871) [Source : Hist. de Champfromier, p. 209].
Jean-Louis Charcot (1872) [Source : Hist. de Champfromier, p. 209].
Joseph Elie Ducret (1873-1876) Décédé en 1911 [Source : Hist. de Champfromier, p. 209, 244].
...  
 
3) LISTE DES PRETRES DE GIRON (de 1623 à 1790 )
 
Evrard Louis (1623-1666...) Louis Evrard, est le premier prêtre de Giron, institué par Mgr l'Evêque Jean-François De Sales (successeur du renommé François de Sales), mais sans création d'une vicairie perpétuelle... Suite à un arrêt puis une transaction, Louis Evrard est renommé desservant de Giron, mais cette fois par le curé de Champfromier [AD74, 1G347]. L'abbé Genolin relève qu'il est encore vicaire de Giron, dans la visite paroissiale de Montanges par Mgr Jean d'Arenthon, le 21 juillet 1666 [AD74, 1G115, f° 239v ; Champfromier, p. 80, d'après Debombourg, Giron, pp. 23-24].
Brun Gaspard (1668-1683...) Me Gaspard Brun, prêtre du diocèse de Genève, est nommé prêtre de Giron (Devant et Derrière, réunifiés) par le curé de Champfromier [AD74, 1G347]. L'abbé Genolin rapporte la copie intégrale de la réunification des deux Giron, en date du 6 novembre 1669 (dont mention que Gaspard Brun est natif de Lalleyriat), et un extrait des actes notariés préliminaires [Champfromier, pp. 80-83]. Il est encore vicaire lors de la visite de 1671 [AD74, 1G118, f° 72] et à celle de 1683 [AD74, 1G119, f° 531].
Claude Orset (1691-1693) Claude Orset, en 1691 [Eugène Dubois, Médiath. Vaillant]. Premiers registres paroissiaux conservés de Giron, et mention d'un cimetière, actes signés Orset, "curé de Giron", en 1692.
Joseph Jacquinod (1694-1705...) Premier actes signés "Joseph Jacquenod", se disant curé et recteur, ou pasteur de Giron, dès le 23 janvier 1694, et les actes précisent Giron-Devant ou Giron Derrière . Plusieurs pages sont les statuts d'une congrégation du St-Rosaire en 1700 [Web, 1693-1700, 1694-1700 et 1700-1700]. Les actes suivant manquent. Mais en 1705, Monseigneur l'évêque Jean D’Arenthon d’Alex, accorde des provisions au Sieur Jacquinot, ce qui irrite le curé de Champfromier [AD74, 1G347].
...Jacquin, Poncet, Virieux Les actes de 1701 à 1736 manquent (aux AD). 1700 : Valentin Jacquin ; 3 mars 1724 : Jean Poncet ; 8 juin 1724 : Laurent Virieux [Eugène Dubois, Médiath. Vaillant à Bourg ]. Laurent Virieux, témoin, était encore curé de Giron en 1726 [3E3901b, f° 116].
Georges Manjot (1737) Actes de "Manjot, curé", pour la seule année 1737.
Symphorien Peloux (1738-1750) Actes de "Peloux, curé" de 1738 à décembre 1750. Symphorien Peloux (28mars 1738) [Eugène Dubois, Médiath. Vaillant à Bourg ].
Gaillardon (1751-1757) En 1750, l e Sieur Gaillardon est dit recevoir des provisions de l'évêque ! [AD74, 1G347]. Mais il ne signe les actes qu'à partir du 5 février 1751, et jusqu'au 20 mai 1757.
Pierre Ballet (1758-1790) Il signe son premier acte le 27 septembre 1757, en tant que "gardiateur et vicaire de Champfromier" et le suivant, le 26 octobre, comme "prêtre et desservant", enfin se dit "curé" en 1758. Me Pierre Ballet, est vicaire perpétuel de Giron. Il reçoit des provisions de l'évêque en 1758. Mais, selon le curé de Champfromier, il n'est guère capable et sa servante ne cesse de l'animer contre les habitants, en 1767 [AD74, 1G344 et 1G347]. Mais il signe encore les actes en 1790, le premier en tant que "Ballet, prêtre et vicaire en chef de Giron", et jusqu'au 22 décembre. Il décède à Giron, révérendissime "prêtre desservant la paroisse de Giron", le 24 décembre 1790, âgé d'environ 62 ans, et est inhumé le surlendemain en présence du maire, d'un officier municipal, de notables, du procureur et de toute la communauté.
   

 

Crédit photographique : Ghislain Lancel (Jean Venard, 19/01/08).

Première publication en 2010. Dernière mise à jour de cette page, le 18 juin 2016.

 

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