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Patrimoine et Histoire de Champfromier
Par Ghislain Lancel

Agriculture, accueil

La terre et le climat de Champfromier ne sont guère propices à la culture. Hormis l'entretien des prairies, il n'y a plus aucune culture agricole de nos jours. "Quelque culture en froment, seigle, etc." [Bossi, p. 108 (publié en 1808)]

La statistique de 1666/69

La statistique de 1666, dressée par l'intendant Bouchu, nous donne une description de Champfromier à cette époque. "Il y a environ 400 pas de plaine, tout le reste en costeaux, rochers et broussailles. On y sème environ la dix(ième) partie de [en] froment, et le reste orge et avoine. Il n'y a point de vigne. Il y a environ 40 soitures de prest [pré]. Le journal de terre, le fort portant le faible, vaut environ V l (5 livres). La soiture de prest VI l (6 livres). Le bois appartient au seigneur haut justicier." [AD de Côte-d'Or, C 2891, pages 185-188 ; copie dans Hist. de Champfromier, p. 74-75].

1806, Préfet Bossi

En 1806, suite à la statistique demandée par Napoléon 1er et réalisée par le préfet Bossi, on sait que la population de Champfromier, dissocié de Giron-Devant, comptait 1360 habitants, ajoutant "Assez industrieux. On y fabriquait des fromages passables et on engraissait des bestiaux. Trois moulins, et une carrière de plâtre gris et blanc : ces carrière avaient un débouché considérable à Genève et dans le Pays de Gex" [Bossi, p. 108 (publié en 1808) – Reprises : La Terre de Nantua, par A. Guillermet, 1898, p. 106 ; Histoire des communes, 1985, p. 107]

1850 environ

La production des fromages s'intensifie ; vers 1850, les hameaux de Champfromier possèdent sept fromageries produisant du bleu persillé. La fabrication du gruyère est introduite en 1913 [Histoire des communes, 1985, p. 107]

1907 (Dict. du département de l'Ain, Al. Pommerol)

En 1907, on relève que 580 hectares sont cultivés en maigres terres labourables, 180 en prés, 78 en herbages, 500 en pâturages, 476 en landes et 4 en jardin, pour 1300 hectares de bois et forêts de sapins (les 2/5 du territoire) !

La récolte est d'à peu près 1600 quintaux de blé, 800 q de méteil, 250 q de seigle, 500 q d'orge, 400 q d'avoine, 2000 q de pommes de terre, 200 q de betteraves f(ourragères), 7000 q de fourrages art(ificiels), 4000 q de foin, un peu de pois, haricots, lentilles, chanvre.

On trouve de nombreux noyers, pommiers, poiriers et pruniers.

On compte environ 14 chevaux, 1 mulet, 14 taureaux, 50 bœufs, 430 vaches, 140 bovins, 6 béliers, 60 brebis, 25 moutons, 30 agneaux, 100 porcs et 40 chèvres.

Trois fromageries ont mis en œuvre, en 1903, 4950 hectolitres de lait [Ouvr. cité, p. 119-120].

1915 (Abbé Génolin)

On relève quelques statistiques dans l'Histoire de Champfromier, données pour l'année 1915 (page 5) : 3214 hectares, dont 578 en terres labourables, 1 hectare en jardins, 180 en prés, 712 en pâtures, 280 en bois taillis, 977 en sapins et 476 en terrains vagues.

Divers

En 1645, le regain (seconde herbe) est pratiqué dans la méconnaissance des droits ! [Hist. de Champfromier, p. 67].

Thèmes agricoles

Le bleu d'antan des machines agricoles (tombereau)

Les foins en 1951

Les foins aujourd'hui (2009)

La Bovine, Assurance Bétail (1903-1918)

Les liens en fil de fer, pour attacher les bottes de blé coupé, reconstitution

Les chenevières [Prochainement] ;

Animaux

Les bœufs [En préparation (voir à Autrefois)] ;

Le cheval autrefois ;

 

Voir aussi : Météo et agriculture (notes des registres paroissiaux, 1709-1817)

 

 

Dernière mise à jour de cette page, le 11 juin 2009.